Le miroir (2e partie)
Il suffit d'une sortie ou deux dans les bars et discothèques de la région pour constater à quel point la vague (le tsunami) de la chirurgie esthétique est en train de frapper le Québec de plein fouet. Des plages de la Californie au Skratch de Repentigny, en passant par Hollywood et la Marina de Repentigny, les boules rebondissent allègrement dans les camisoles des jeunes femmes qui semblent avoir été fabriquées dans un même moule, clonées en passant sur un étal de boucher.
Le pire, c'est que personne ne semble s'alarmer de la situation. J'en conviens, ce ne sont surtout pas les hommes qui vont se plaindre du phénomène, mais ce dernier prend une toute autre tournure auprès des adolescentes en pleine puberté. Lors de quelques périodes de suppléance dans diverses écoles de niveau secondaire, j'ai été estomaquée de voir que les jeunes filles arborant de fausses poitrines y étaient nombreuses; pour plusieurs, les implants mammaires constituent une sorte de « passage obligé », un rituel tel l'examen de conduite.
Le plus terrifiant, c'est que la plupart d'entre elles s'étaient fait charcuter aux frais de leurs parents !
Selon de récentes études réalisées au Canada, le taux de suicide des femmes subissant de telles interventions est de 73 % plus élevé que dans la population en général. Par ailleurs, ces mêmes études ont démontré que « les femmes intéressées à subir une chirurgie mammaire ont souvent une plus faible estime personnelle, un manque de confiance en elles et des problèmes de santé mentale plus fréquents » (La Presse, 21/09/2006)
Il est grand temps de nous rééduquer afin de comprendre que ces femmes ne doivent pas être opérées, mais bénéficier de soutien psychologique…je sais, je rêve en couleur, jamais cela n'arrivera, l'industrie de la chirurgie esthétique est beaucoup trop lucrative !
Détrompez-vous les filles; ce ne sont pas les seins qui font la femme…à preuve, certains hommes sont dotés de poitrines plutôt généreuses.