La déveine
Il y a de ces matins où l'on souhaite être resté couché…Tel fut mon cas vendredi dernier, alors que j'y ai goûté pas à peu près. Tout a commencé vers 6 heures, alors que je tentais de me préparer un plat de pâtes pour le dîner. J'allais replacer le méga-contenant de sauce bolognese au réfrigérateur quand il me glissa des mains pour asperger plancher, comptoirs, et murs. Je ne me suis pas laissée démontée pour autant : après avoir empêché le chat de profiter du festin, tout nettoyé et repris ma douche, je partis pour le travail et la journée défila à la vitesse de l'éclair.
Ce n'est qu'en décidant de passer au lave-auto que j'ai scellé mon sort.
Je dois d'abord expliquer que j'ai récemment troqué ma voiture japonaise pour une européenne dont je ne connais pas encore toutes les commandes…Peut-être suis-je ignare, mais l'usage de quelques-unes d'entre elles demeure un mystère pour moi…
Je croyais à tort que ça n'arrivait que dans les films!
Hé oui, en plein lavage, j'ai heurté le maudit « piton » qui fait baisser toutes les vitres d'un seul coup…et qui ne les fait pas remonter. Le temps que je referme les vitres une à une, ma bagnole était inondée, et moi aussi. Ayant terminé de réciter la liste de tous les jurons que je connais, j'enlevai quelques couches de vêtements imbibés et j'exécutai une manœuvre interdite devant une voiture de patrouille…
Après avoir lancé ma contravention trempée et chiffonnée sur le banc du passager, je partis rejoindre mon Jules, le sourire inusable, me disant que mes péripéties allaient le faire bien rigoler. C'est à cet instant précis que la lumière du niveau de liquide refroidisseur s'est allumée dans mon tableau de bord…Beau week-end pour marcher !