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D'un pôle à l'autre de Lanaudière, l'endettement n'est pas le même

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Article mis en ligne le 17 mars 2007 à 8:20
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D'un pôle à l'autre de Lanaudière, l'endettement n'est pas le même
L'augmentation faramineuse de l'utilisation du crédit a grandement contribué au phénomène du surendettement des consommateurs. Mais dans Lanaudière, le phénomène de l'endettement vrai pour le sud ne l'est pas pour le nord. Et vice-versa.
L'ACEF note une différence chez les détenteurs de crédit, selon qu'ils soient dans le nord ou le sud de Lanaudière. Dans le sud, notamment à Repentigny et L'Assomption, l'endettement serait multiple: hypothèque, prêt personnel pour une voiture neuve, cartes de crédit universelles et cartes de crédit des grands magasins. « Dans le sud, les gens ont une maison, un salaire élevé, les deux travaillent… mais beaucoup de ménages achètent leurs meubles à crédit », révèle Lise Dalpé, coordonnatrice et intervenante à L'ACEF Lanaudière.

Dans le nord, les salaires sont moins élevés et l'accès à la propriété est plus facile. « L'endettement pour l'habitation est moindre, le rythme de vie est moins grand alors quand les gens achètent à crédit, c'est souvent pour acheter des biens essentiels et le crédit sert beaucoup pour acheter des voitures usagées, des minounes. »

Toutefois, au nord comme au sud, on note des situations dites « d'endettement rapide », qui surviennent lorsqu'un événement majeur se manifeste dans la vie d'un individu. On parle alors d'un élément déclencheur comme la maladie, un divorce, la perte d'un emploi, un deuil.

« Les gens pensent à court terme et n'ont plus de coussin pour prévoir à long terme. Les imprévus ou tout ce qui bouleverse leur cadre de vie habituel ». En effet, depuis plusieurs années, le taux d'épargne national se maintient à des niveaux historiquement faibles. Selon People Patterns Consulting et Statistiques Canada, le taux d'épargne personnelle est passé de 13% au début des années 1990 à moins de 0% en 2005.
Pourquoi le crédit?
Selon la CACQ, une seule carte de crédit devrait suffire pour combler les besoins courants. Mais comment expliquer que la dette provenant des cartes de crédit soit le type de dette le plus fréquemment signalé ? « La plupart des gens qu'on rencontre n'ont pas une carte de crédit, mais bien souvent deux et même trois », affirme Mme Dalpé de l'ACEF Lanaudière. Dans ces cas-là, la carte couvrirait les besoins de bases, mais également les sorties, les réparations de la voiture, les « récompenses ».

Même son de cloche du côté de la CACQ qui dénonce d'ailleurs la publicité sur le crédit qui mettent la consommation à crédit au rang de symbole de statut social et de produit de première nécessité pour apprécier la vie ou pour fuir les problèmes quotidiens.

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