Les marchés d’alimentation seront fermés à Pâques
Une première dans la région: les épiciers se sont entendus entre eux pour fermer le dimanche de Pâques.
Les emplettes pour le dîner ou le souper de Pâques devront être compétées le samedi 6 avril puisque les Métro, Loblaws, Super C, Maxi, IGA et Provigo de la région seront complètement fermé dimanche prochain, le 7 avril. « La règle du maximum de quatre employés pendant les jours fériés n’a jamais été respectée parce que c’est impossible de rouler à quatre employés. Or, avant la modification de la loi, il y avait une amende de 1 500 $ pour toutes infractions du genre… on la payait et c’est tout. Mais là, depuis 2007, l’amende a été haussé à 6 000 $ pour la première offense et 9 000 $ pour la deuxième. Personne ne sera capable de payer une telle amende et rentrer dans son argent », explique Peter Fogarty, propriétaire de Métro Fogarty à Charlemagne.
« Nous nous sommes tous appelés et avons convenu de fermer complètement le dimanche de Pâques », ajoute l’épicier.
En effet, cette décision est motivée par la restriction du gouvernement d’avoir au plus quatre personnes lors des sept jours fériés dont la fête de Pâques fait partie, en regard de la nouvelle Loi sur les heures et les jours d’admission dans les établissements commerciaux d’alimentation, adoptée en décembre 2006.
Rappelons que cette nouvelle disposition de la loi visait à permettre de s’ajuster aux nouvelles habitudes de consommation des Québécois. « La loi a ses avantages, reconnaît M. Fogarty, le samedi et le dimanche on peut avoir le nombre d’employé voulu, mais le désavantage, c’est le maximum de quatre employés les jours fériés. » De fait, les autorise maintenant tous les marchés d’alimentation à ouvrir, sans restriction quant au nombre de personnes, la fin de semaine de 8h à 20h. Dans l’ancienne loi, la restriction s’appliquait à partir de 17h.
Par contre, la nouvelle loi prévoit que les supermarchés peuvent, selon leur choix, ouvrir avec un maximum de quatre personnes durant les sept jours prévus à la loi, soit le jour de l’An et le 2 janvier, le dimanche de Pâques, le 24 juin, le 1er juillet, le jour de la fête du travail et le 25 décembre. Dans le cas d’une infraction commise par l’exploitant, l’amende a été haussée. « Dans la région, on est à regardé si tout le monde ne pourrait pas également ferme à la fête nationale, le 24 juin », de conclure Peter Fogarty.