La-fille-sans-son-calepin
Si vous avez bien lu votre journal, en sixième page, vous avez vu ma binette… et constaté que je m'en allais.
Je pensais que ce serait facile de vous dire au revoir. Que ma plume serait hyperactive comme à chaque fois. Faux. Difficile de dire salut quand ça fait des mois que je vous raconte ma vie, mes envies, mes coups de gueule et mes coups de charme.
Pour mon last call j'ai l'goût d'être racoleuse; laisser tomber le masque du recul et de l'impartialité. Un masque qui, parfois, pèse 50 lbs… Je veux vous remercier de m'avoir lu, d'avoir commenté, de m'avoir taquiné sur le terrain. Grâce à cette chronique, je suis devenue autre chose que la-fille-derrière-son-calepin. J'me surprenais toujours: « Coudonc! les gens de la région me connaissent ! ». Heureusement, je ne la quitte pas, la région. Je l'embrasse avec de nouvelles possibilités.
En 5 ans, j'ai vu de si grandes choses se produire. Les Jeux du Québec, par exemple… Vous savez, la première fois que j'ai fait le front d'un journal, c'est en 1999 au quotidien Le Nouvelliste, à la veille des Jeux du Québec à Trois-Rivières. Récemment, ça m'a fait tout drôle de faire le frontispice de notre premier Quotidien des Jeux.
J'ai côtoyé de grandes personnalités aussi. Des Benoît Sauvageau, des Gilles Labbé, des Chantal Deschamps, des Marc Demers, des Jocelyn Lafortune, des Georges Aubin, des Claude de Grandpré, des Annick Renière-Lafrenière, des Cowboys Fringants, des enfants dans les arénas, des parents aussi, des antiquaires passionnés, des amants de la nature, des rossignols chantant, des visionnaires, des allumeurs de conscience.
Je ne saurais vous dire, finalement, combien mes collègues de la rédaction sont des big dans mon cœur : Le Dernier des Mohicans, la Petite sirène, Beauchemin P en ville, People champ et la belle GuEYElaine. Salut!