Le dernier sprint
Depuis le début du mois, le sujet court sur toutes les lèvres, et c'est plus qu'unanime…
Ras-le-bol de la merde blanche !!!
Je n'ai qu'à jeter un coup d'œil à l'extérieur pour que les épaules me tombent, sans parler de mes comportements névrotiques dès lors que je m'installe derrière un volant. Eh oui, je crois que la dépression saisonnière me frappe de plein fouet dans le détour, alors que j'étais convaincue de m'en être sauvée cette année. Unique point rassurant, je ne semble pas être la seule à avoir envie de pleurer sitôt que je mets le pied à l'extérieur…avec mon manteau d'hiver que j'avais déjà pris le soin de ranger dans un endroit peu accessible.
Plus capable, de regarder un paysage gris et déprimant, de me dépêcher quand je marche à l'extérieur, de me mouiller les pieds à tout bout de champ dans une flaque de « slush », en plus de me lever plus tôt chaque matin à cause des mauvaises conditions routières.
Vraiment, plus capable de me geler les fesses, mais surtout, de déneiger mon auto.
Je ne dors plus, je ne mange plus, bref, je suis en peine car le soleil m'a quitté. Mon cœur se serre, les oiseaux ne chantent plus, les gens se querellent, les accidents de voiture se multiplient, sans parler des nombreuses pannes de courant…Au secours !
À quand la saison des amours, le ciel bleu, les fleurs, le gazon, les papillons, voire l'odeur de bouse typique au printemps ? À la rigueur, je pourrais même aller jusqu'à dire que je m'ennuie des moustiques !