Gallardophilie
Je suis gênée de l'admettre, mais bon, je vais m'assumer…décidément, je ne suis pas « faite en bois » ! Comme la plupart du monde, je ressens l'appel de la nature avec l'arrivée de la saison des amours. J'ai justement eu un solide coup de foudre le week-end dernier, alors que je prenais un bain de soleil, sur le bord de la route…
On me traitera de superficielle, on me dira que c'est une relation impossible, je n'y peux rien et il est trop tard, car je suis profondément éprise…
On a beau dire que l'apparence est secondaire, mais je n'ai pu m'empêcher de contempler ses formes parfaites avant de l'approcher. J'ai alors pensé qu'il s'agissait en effet d'un superbe modèle, mais sans plus…jusqu'à ce que je l'entende…les jambes molles, les mains moites, les papillons dans le ventre, le pouls qui s'accélère…j'avais tous les symptômes du coup de foudre.
Et oui, ma nouvelle flamme est italienne.
Plusieurs hommes comprendront que je n'avais la moindre chance de me soustraire à une telle démonstration de charme…
Un V10 de 500 chevaux, une vitesse de pointe de plus de 300 km/m, et un nom qui fait rêver à lui seul: Lamborghini Gallardo. Et puisque je savais que c'était une aventure sans lendemain, j'ai voulu la vivre à fond…et ça a valu la peine. À près de 250 km/h sur la sinueuse route panoramique de Tremblant, on sait que la vie ne tient qu'à un fil…mais la bouffée d'adrénaline nous fait tellement croire le contraire !
Les cheveux ébouriffés, la voix chevrotante et les pupilles dilatées, j'ai fait le serment de la retrouver un jour…