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Bruno Pelletier au Théâtre Hector-Charland le 3 mai

Jean Joubert par Jean Joubert
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Article mis en ligne le 30 avril 2007 à 12:53
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Bruno Pelletier au Théâtre Hector-Charland le 3 mai
Bruno Pelletier livre une interprétation jazzée des grands succès populaires. (Photo:ARF)
Bruno Pelletier au Théâtre Hector-Charland le 3 mai
Amateurs de swing, de jazz d'époque, Bruno Pelletier vous attend au Théâtre Hector-Charland le 3 mai pour vous offrir un tour de chant rehaussé à la sauce jazzée. Soirée chaude en perspective!
En préparant sa tournée, Bruno Pelletier voulait tout d'abord se faire plaisir. Le temps de revisiter quelques pièces, de détourner quelques mélodies connues. La reconnaissez-vous celle-là? La question chatouille le chanteur, qu'on connaît davantage pour ses interprétations plus pop. « Ça fait longtemps que j’avais en tête d’explorer le jazz », avoue Bruno Pelletier.

2007 devait être une année sabbatique pour le chanteur. Mais devant l’engouement du public de ce qui n’était au départ qu’un jeu entre un gars et quelques chums musiciens, Bruno Pelletier a décidé de pousser l’aventure un peu plus loin. C’est ainsi qu’une tournée de spectacles a pris place dans l’agenda du chanteur.

Depuis le début mars, Bruno se promène à travers le Québec avec ses musiciens et tient l’affiche pour un tour de chant endiablé. « Bruno Pelletier et Le gros orchestre.» C’est le nom de l’orchestre de seulement trois musiciens : Julie Lamontagne, aux percussions, Richard Erwin, à la batterie, Dave Watts, à la contrebasse. « Les gens disent que c’est un style qui me va bien », commente Pelletier, à propos du style de musique qu’il affectionne depuis longtemps. « Je ne me prends pas pour un chanteur de jazz même si ça fait vingt ans que j’en écoute », révèle le populaire chanteur. « Mais on s’amuse. »

Pour monter son show, Pelletier n’a pas pigé dans le répertoire de chansons jazz déjà connues. Son choix s’est plutôt porté sur des chansons populaires, connues du public à 95%. Des chansons qui créent la surprise du public chaque fois lorsqu’il les entend.

De son propre aveu, Bruno Pelletier a hâte de se produire sur la scène du Théâtre Hector-Charland, qu’il aime particulièrement. « C’est une salle que j’affectionne. Elle dégage une belle qualité acoustique. J’ai vu de beaux shows là-bas », fait savoir l’artiste qui a débuté sa carrière comme chanteur de rock avant de choisir la chanson populaire. Un choix qu’il doit en partie à Luc Plamondon qui l’a lancé en l’intégrant à la version québécoise «La Légende de Jimmy», en 1992. Si au départ Pelletier ne regardait pas du côté des grandes productions musicales, celles-ci lui ont pourtant fait détourner de sa trajectoire initiale. En 1994, Plamondon relance Pelletier et lui offre le rôle de Johny Rockfort dans le célèbre opéra rock, «Starmania». Rôle qu’il interprétera plus de 400 fois en deux ans. Quelques années plus tard, il interprétera le poète Gringoire dans «Notre-Dame de Paris», la somptueuse production de Plamondon et Richard Cocciante. Son interprétation de « Le temps des cathédrales » s’imprimera à jamais dans la mémoire du public.

Ce n’est toutefois qu’avec son troisième album, « Misere », que Bruno Pelletier atteint la célébrité comme chanteur. Un album qu’il vendra à plus de 250 000 exemplaires et qui le couronnera de plusieurs Félix au Gala de l’Adisq en 1998 :Album de l’année catégorie pop-rock, Album de l’année catégorie Meilleur vendeur, Spectacle de l’année catégorie Interprète.

Suivront les albums D’autres rives, en 1999, puis «Un monde à l’envers», en 2002.

Entretemps, en 1997, Bruno Pelletier fait une incursion dans le milieu télévisuel comme acteur pour la série «Omerta 2», à la demande de Luc Dionne, où il campe de façon convaincante un truand. Une belle expérience pour le chanteur qui avoue tout de même préférer la chanson.

Les dernières années ont été marquées par une toute nouvelle expérience pour Bruno Pelletier qui s’est commis comme directeur artistique avec la production musicale « Dracula ». Un beau succès qu’il a promené dans tout le Québec. « J’ai énormément appris », avoue Pelletier, avant d’ajouter que l’interprétation l’attire davantage que la réalisation. « Je ne suis pas encore rendu là. J’aime trop chanter. C’est ce qui m’habite le plus », affirme Pelletier tout en admettant avoir un petit côté leader. Curieux pour un gars de troupe! « J’suis un gars d’équipe avant tout. J’arrive à trouver un balancier. Parfois, c’est difficile, mais on en ressort toujours grandi. C’est impossible de vivre une expérience de groupe sans qu’il en ressorte quelque chose. »

Pour le moment, l’année sabbatique de Pelletier prévue au programme pour 2007 a été complètement chamboulée. Le tout nouveau spectacle de Pelletier de jazz présenté par Pelletier et ses musiciens risque même de faire l’objet d’un album. Les commentaires élogieux qui pleuvent sur le chanteur depuis le début de cette nouvelle tournée l’ont convaincu. Cet été, l’équipe enregistrera. Les dates n’ont pas été arrêtées mais, Pelletier assure que l’enregistrement aura lieu cet été. L’album de Bruno Pelletier et Le gros orchestre devrait se retrouver sur les tablettes à peine quelques mois plus tard. Déjà, la France et la Belgique se montrent intéressées par sa tournée jazz.

(Photo:ARF)

(Photo:ARF)

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