Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Hebdo Rive Nord
C'est le temps des sucres !
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Bien des bagages pour une passion

par
Voir tous les articles de
Article mis en ligne le 13 juillet 2007 à 13:36
Soyez le premier à commenter cet article
Bien des bagages pour une passion
Jean Leclerc, un acteur aux multiples facettes. (Photo:Courtoise)
Bien des bagages pour une passion
Longtemps absent de la scène québécoise, le comédien Jean Leclerc revient à ses premiers amours : les grands classiques du théâtre et le Québec. Il rendra même visite aux gens de L’Assomption à l’occasion du dernier Rendez-vous amoureux de l’été 2007, le 20 juillet.
Pour Jean Leclerc, l’occasion est belle de reprendre des rôles qu’on ne lui offre plus : Roméo, Lorenziaccio. « Ce n’est plus de mon âge, c’est donc un plaisir de pouvoir jouer ces rôles », lance le comédien. Son aventure avec la troupe de théâtre dirigée par Martin Lavigne, la Comédie humaine, se poursuivra à l’automne puisqu’il partira en tournée à travers le Québec avec «L’Avare» de Molière.
Plus qu’un métier
Le théâtre, c’est la grande passion de Jean Leclerc. Lorsqu’il en parle, son éloquence témoigne d’une expérience solide et diversifiée. Si on ne l’a pas vu sur la scène québécoise ces dernières années, c’est qu’il travaillait à New York. Plus de vingt ans qu’il y fait sa place.

Pour le comédien, l’interprétation est un métier sans frontières. Il l’a vite compris lorsque des producteurs américains lui ont proposé de jouer «Dracula» à Broadway après avoir vu sa prestation dans «Divine Sarah». Son talent, son physique de beau brummel et un anglais impeccable lui ont ouvert la porte des États-Unis. Il a saisi sa chance.

Pendant dix ans, il personnifiera Jeremy Hunter dans le célèbre soap «All my children». Établi à New York tout en gardant un pied-à-terre à Saint-Césaire, le comédien se fait vite connaître du public avec ce rôle. Les gens le reconnaissent dans la rue, phénomène dont peu d’artistes québécois à l’étranger peuvent se targuer. Leclerc vante la fidélité du public américain. Le soap dure depuis plus de 35 ans et attire 23 millions de spectateurs. « Peu importe où j’allais, on me reconnaissait aux États-Unis», rapporte le comédien qui se perçoit comme un ambassadeur du Québec.
New York, c’est Broadway
À l’exception d’une parenthèse de quatre années à Los Angeles, on peut dire que la vie de Jean Leclerc s’est vécue entre l’urbanité new yorkaise et le rythme campagnard de Saint-Césaire. Un paradoxe mais aussi le meilleur des deux mondes. New York, une ville singulière qu’il adore et le Québec, un port d’attache difficile de se défaire complètement. L’opération charme de Los Angeles n’a pas eu l’effet escompté sur lui. « La Californie est très superficielle. New York est plus vraie », avoue le comédien qui est tout de même parvenu à décrocher des rôles dans quelques séries californiennes.

Puis New York, c’est le théâtre. C’est Broadway. Pour un passionné des planches comme Jean Leclerc, celles de Broadway représentent le summum de l’art.

Pour les New Yorkais, le théâtre représente une tradition bien établie, explique le comédien. Tout comme pour les Français et les Anglais. Moins ici, déplore-t-il. De grandes différences s’observent entre la manière de travailler dans la Grosse Pomme et au Québec. « Monter une pièce de théâtre se fait en trois semaines à New York au lieu de deux mois comme ici. Un acteur engagé sur une pièce ne fait rien d’autre. Ici, les comédiens courent comme des queues de veau pour boucler la boucle », reproche ce dernier aux directeurs de théâtre. Même s’il comprend qu’un système culturel établi à partir de subventions force ceux-ci à embaucher davantage de vedettes de la télévision pour attirer les foules dans leur salle, il ne peut s’empêcher d’y constater les effets pervers. « Le théâtre est à la remorque de la télévision : le casting se fait à partir de qui est le plus populaire. Personne ne se soucie du théâtre. On fait bon an, mal an. Y’a plein d’acteurs talentueux qui doivent se cantonner à des rôles secondaires parce qu’on ne les voit pas à la télévision. Je trouve ça triste. »

Pas un reproche, une observation.
Mieux aux États ?
Le système culturel américain a aussi ses effets pervers. « Le théâtre est une business aux États-Unis. Les directeurs de théâtre sont des gens qui se sont lancés en affaire. Tout est axé sur la vente des billets. New York n’ouvre jamais une pièce de théâtre sur Broadway. On la joue en région avant de présenter sa version finale à Broadway », explique le New Yorkais d’adoption.

Évidemment les enjeux ne sont pas les mêmes. Le Québec n’a pas le bassin de population des États-Unis, et Montréal, celui de New York.

Il reste encore du travail pour établir une tradition théâtrale. « Ici, les théâtres ferment en période des fêtes. Là-bas, impossible de trouver des billets pour la veille de Noël, la journée même et pour le Jour de l’An. » Mais : « Les théâtres de New York ont des moyens financiers exceptionnels qu’on n’aura jamais », constate le comédien qui a également joué à Londres.

Une belle expérience qu’il met en pratique. Depuis quelques années, il fait de la mise en scène. À New York. À Montréal aussi. Il a dirigé les comédiens dans «Scaramouche», présentée l’automne dernier au Théâtre Denise-Pelletier. Il est déjà au travail pour une autre mise en scène sur un nouveau projet. Motus et bouche cousue. On n’en saura pas plus pour le moment.

Et que ramène Jean Leclerc dans ses bagages de son parcours international ? « Une ouverture d’esprit, affirme-t-il, sans prétention. Une façon différente de voir et de comprendre le métier que je fais. »

(Photo:Courtoise)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins