Pierre Carle, Mgr Jude St-Antoine, l’honorable Pierre Claude Nollin, le Dr Gilbert Gosselin et Gerry Sklavounos ont dévoilé la plaque sur la scène du Théâtre Hector-Charland.
- Photo: Roger Lacoste
L’importance de Jean-Baptiste Meilleur enfin reconnue
Dévoilement d’une plaque à son honneur
Il aura fallu attendre près de 130 ans après sa mort pour voir l’œuvre de Jean-Baptiste Meilleur, premier surintendant de l’éducation du Bas-Canada et cofondateur du Collège de L’Assomption, soit enfin reconnue par son pays.
Le Théâtre Hector-Charland, situé à quelques pas du collège fondé il y a 175 ans par Meilleur, était l’hôte d’une cérémonie, vendredi dernier, durant laquelle une plaque commémorative a été dévoilée.
Pour l’occasion, de nombreux dignitaires s’étaient déplacés pour assister à l’événement, dont les maires de L’Assomption et L’Épiphanie, Pierre Gour et Benoît Verstraete, le député de L’Assomption, Éric Laporte ainsi que trois descendants directs de Jean-Baptiste Meilleur.
Dans la salle qui était presque remplie à capacité, des élèves du Collège de L’Assomption et de l’École Jean-Baptiste-Meilleur assistaient, en compagnie de nombreux curieux et amateurs d’histoire à la cérémonie qui s’est débutée par une interprétation solennelle de l’hymne national par l’orchestre à vent et percussions du Collège de L’Assomption.
Sur la scène ont défilé tour à tour les invités d’honneurs de cette cérémonie soit, le Dr Gilbert Gosselin, président de la corporation du Collège de L’Assomption, Pierre Carle, directeur du Collège de L’Assomption, Mgr Jude St-Antoine, Évêque auxiliaire émérite de Montréal et ancien du Collège, Gerry Sklavounos, député de Laurier-Dorion et représentant du premier ministre Jean Charest ainsi que le sénateur Pierre Claude Nollin qui avait la tâche de dévoiler la plaque au nom du ministre canadien de l’Environnement, John Baird.
Au fil de leurs allocutions, les invités d’honneur n’ont pas manqué de souligner l’ensemble des actes qui ont fait de Jean-Baptiste Meilleur un personnage incontournable de l’histoire canadienne.
La décision de rendre un tel honneur à ce bâtisseur a été prise il y a déjà quelques années par un comité de sélection de la Commission des lieux et des monuments historiques du Québec. À cette époque, le député de Repentigny, Benoit Sauvageau, avait pris la parole en chambre pour saluer cette décision, lui qui avait enseigné au Collège de L’Assomption ainsi qu’à l’école Jean-Baptiste Meilleur.
La plaque sera installée sous peu sur les terrains du Collège de L’Assomption.
Texte de la plaque
Premier surintendant de l’éducation au Bas-Canada de 1842à 1855, Jean-Baptiste Meilleur jeta les bases d’un vaste réseau d’écoles publiques financé pour la première fois par une taxe spéciale. On lui doit aussi la création du poste clé d’inspecteur d’école. Médecin, éducateur, auteur du premier manuel scolaire canadien de chimie et député de la Chambre d’assemblée, il participa à la fondation du Collège de L’Assomption en 1832. Par sa passion et son travail, il fut, dans le domaine de l’instruction publique, un pionnier de l’éducation au Canada. <@CP>Photo: Roger Lacoste
<@CP>Photo: Roger Lacoste