De glace en glace
Je ne voulais pas embarquer là-dedans, mais c’est trop fort, l’affaire Roy, m’a également tenu en haleine durant toute la semaine.
Pendant qu’une banquise antarctique, d’environ 414 km², se disloquait sous l’effet du réchauffement climatique, selon le Centre national de la neige et de la glace de l’Université du Colorado, Patrick Roy et fiston faisaient les manchettes. D’un, il est bon de savoir qu’il existe un Centre national de la neige et de la glace. Deuxièment, la banquise est l’équivalent de quatre fois la superficie de la ville de Paris. Ce pan de glace fait partie du plateau Wilkins une vaste barrière de glace qui s'étend sur 13 000 km² au sud-ouest de la péninsule antarctique, région la plus au nord du continent, à environ 1 600 km de la pointe sud de l'Amérique du Sud. Bon maintenant, changeons de patinoire. Probablement que si l’incident disgracieux n’avait pas impliqué Patrick Roy et fiston, le tout aurait passé plus incognito. Dans le fond, c’est bien d’avoir une vedette dans cette histoire. Ça nous permet d’ouvrir les yeux encore plus grands et de voir que le circuit Courteau a de grandes lacunes. Le public le sait maintenant à quoi peut ressembler la Ligue de hockey junior majeur du Québec. J’ose croire que les dirigeants vont bouger. Remarquer qu’ils l’ont fait cette semaine en imposant les sanctions, mais ils l’ont fait à reculons. Si au lieu de Jonathan Roy, le gardien frustré avait été Marc Gosselin (nom fictif), l’acte aurait été aussi grave, mais aurait eu moins de « punch ». La Ligue continuerait probablement à dormir au gaz. Les Roy ont fait une bonne chose sans le vouloir, ils ont mis du « Vicks » dans le nez des dirigeants. Je ne sais pour vous, mais ça réveille en calvasse!