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Les étudiants doivent fumer dans la rue

Reine Côté par Reine Côté
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Article mis en ligne le 14 avril 2008 à 14:58
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Les étudiants doivent fumer dans la rue
Un dossier qui pourrait bouger dès ce printemps. (Photo : Roger Lacoste)
Les étudiants doivent fumer dans la rue
Si la loi Anti-tabac éloigne les fumeurs de l’espace immédiat des écoles, elle les force toutefois à chercher un autre endroit pour profiter de leur petit plaisir emboucané et, bien souvent, la rue paraît la seule option possible. Et si cette mesure menaçait la sécurité des élèves?
C’est la question que se posent aussi les représentants des étudiants du Centre La Croisée, Steve Harvey-Fortin et Sébastien Gagné. « Depuis que la Loi Anti-tabac est en vigueur, les étudiants fument dans la rue », observent les deux porte-parole étudiants. Le centre La Croisée se situant face à la rue Jean-Baptiste Meilleur, à l’intersection de la rue Lareault, les étudiants doivent descendre la côte d’entrée du bâtiment Jean-Baptiste Meilleur. Les deux étudiants font remarquer avec justesse que cette pente glacée en hiver peut occasionner des chutes aux étudiants en mal de nicotine qui l’emprunte. De plus, ils sont en plein trafic puisque des voitures y circulent régulièrement. Voilà pourquoi, les représentants croient que cet endroit n’est pas sécuritaire pour les élèves. Ils se demandent si l’on n’a pas créé un autre problème en forçant les jeunes à fumer hors de la cour des écoles, la loi les obligeant à respecter un espace d’au moins neuf pieds pour allumer leur cigarette.

Selon une rumeur à vérifier, il semblerait que les étudiants de l’école JBM et du CFP, dont la façade se situe plutôt du côté de la rue Valmont, fument directement dans l’aire de stationnement et que le gardien de sécurité ferme les yeux sur cet écart.

Au nom des étudiants du Centre La Croisée, Steve Harvey-Fortin et Sébastien Gagné mènent donc une campagne de sensibilisation à la situation des fumeurs. Même s’ils se disent en faveur de la loi anti-tabac, les deux représentants tiennent à faire part de leurs inquiétudes aux décideurs politiques. Les deux représentants ont déposé un avis de motion lors de l’assemblée du Conseil d’établissement en novembre dernier mais sans résultat.

Avec une pétition en main signée par plus de 200 personnes, Harvey-Fortin et Gagné ont enjoint la Ville de Repentigny, le député provincial, Éric Laporte, le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport, le ministère de la Santé et des Services sociaux, et la Commission scolaire des Affluents à bouger dans ce dossier. « Bien que nous soyons en faveur de la loi Anti-tabac et de son application dans les écoles, nous ne sommes pas d’accord avec le fait que certains étudiants fumeurs se retrouvent dans la rue, soumis au danger de la circulation automobile au risque de se faire renverser ou blesser […] nous croyons que la valeur de la loi pour laquelle elle fut conçue deviendrait alors caduque et non viable en rapport avec le but recherché au profit du meilleur intérêt des étudiants », peut-on lire dans la lettre envoyée aux autorités mentionnées ci-haut.

Dans leurs demandes, Harvey-Fortin et Gagné demandent donc à la CSA de s’entendre avec la Ville de Repentigny pour faire ériger un trottoir piétonnier sécuritaire en bordure de la rue Jean-Baptiste Meilleur et de défendre aux automobilistes de se stationner dans cette zone durant les heures scolaires. Enfin, les représentants demandent à ce qu’on aménage un lieu sécuritaire pour les piétons.

Le député Éric Laporte a fait savoir en février qu’il allait déposer le document à l’Assemblée nationale en mars ou en avril.

De son côté la CSA reconnaît que la situation est préoccupante et laisse entendre qu’une éventuelle rencontre avec la Ville de Repentigny est à l’ordre du jour afin de discuter des actions possibles.

(Photo : Roger Lacoste)

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