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Une page d’histoire se tourne

Reine Côté par Reine Côté
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Article mis en ligne le 21 avril 2008 à 15:04
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Une page d’histoire se tourne
Le directeur du Collège de L’Assomption est lui-même un ancien professeur d’histoire. (Photo :Roger Lacoste)
Une page d’histoire se tourne
Quarante-huit étudiants de la Commission scolaire des Affluents seront honorés par la Société Nationale des Québécois le 15 mai prochain pour avoir eu une note parfaite à l’examen ministériel d’Histoire du Québec et du Canada en juin 2007. L’événement se déroulera dans les locaux du Collège de L’Assomption. Le directeur de l’institution Pierre Carle en est d’autant plus fier que dix de ses élèves recevront la mention honorifique.
Le Mouvement National des Québécois et la SNQ remettront chacun deux bourses de 100$ et aussi des sacs à dos pour chacun des lauréats. Cette soirée récompense les étudiants du 4e secondaire de l’ancien programme d’histoire. Depuis septembre 2007, les étudiants de tous les niveaux du secondaire suivent des cours d’histoire, version renouvelée telle qu’inscrite dans le Renouveau pédagogique.
L’histoire change
Pierre Carle, qui a aussi été président de la Société des professeurs d’histoire du Québec, est content de voir l’histoire enseignée aux élèves dès la première année du secondaire. Il a milité à cette fin. Il reconnaît que l’ancienne méthode d’apprentissage mettait davantage l’accent sur le bourrage de crâne et que les cours magistraux étaient trop longs. Mais il émet tout de même quelques réserves sur le nouveau programme proposé qui compte déjà un bon nombre de détracteurs.

Selon certains observateurs - dont une équipe de journalistes du magazine L’Actualité qui a fait la lecture d’une bonne partie des nouveaux manuels d’histoire – les notions historiques vues en classe sont trop nombreuses quand il ne s’agit tout simplement pas d’un survol omettant plusieurs faits et noms importants. Quant à l’approche, le développement des compétences transversales, les divergences se font nombreuses, surtout en matière d’histoire.

Ayant été lui-même professeur d’histoire, Pierre Carle n’est pas convaincu qu’on ait trouvé la bonne façon d’enseigner cette matière. À ses yeux d’historien, sauter une étape aussi importante que l’arrivée de Jacques-Cartier relève d’un non-sens. Tout comme l’enseignement de la constitution. S’il avait conçu le programme lui-même, M. Carle aurait séparé l’histoire du Québec et du Canada en deux volets : l’arrivée de Cartier puis la période contemporaine à partir de la Confédération. « On a pris un chemin un peu court. On aurait pu conserver l’ancien programme et le présenter sur deux ans pour ainsi conserver les éléments politiques, culturels et économiques », explique-t-il.

M. Carle aurait préféré qu’on accord davantage de temps pour approfondir certains événements plus complexes comme la constitution. « La constitution ne s’apprend pas sur le coin d’une table », pense-t-il.

Il croit néanmoins que les jeunes ont un grand besoin de comprendre le monde dans lequel ils vivent. En cela, l’apprentissage par compétences apportera quelque chose de bon aux étudiants. En proposant des liens entre le passé et la situation présente, les jeunes peuvent mieux saisir la complexité du monde actuel. Puis, c’est une façon de les intéresser. M. Carle estime que ce sont aux professeurs de relever ce défi. « Il faut des professeurs passionnés qui ont de la culture et des connaissances mises à jour. »

(Photo :Roger Lacoste)

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