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THÉÂTRE HECTOR CHARLAND
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« Femme de rêve » du diable

Article mis en ligne le 16 mai 2008 à 11:04
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« Femme de rêve » du diable
Nathalie Mallette (Histoire de fille), Martin Drainville (Louis XIX) et Luc Guérin (Willie) joueront «Femme de rêve» au Théâtre Hector-Charland du 12 juin au 16 août.(Photo : Gérard Legault)
« Femme de rêve » du diable
Heurter votre manière de percevoir l’âme sœur, voilà ce à quoi s’engage le Théâtre Hector-Charland, avec la pièce Femme de rêve, en compagnie de Martin Drainville (Scoop), Luc Guérin (Willie), Nathalie Mallette (Histoire de fille) et le metteur e scène Martin Faucher (Autobahn) à travers un récit invraisemblable où l’Être idéal se transforme en Méphistophélès.
Se cacherait-il, derrière votre vision de la femme parfaite, le ferment d’un cul-de-sac amoureux, voire l’enfer? Le personnage de Denis, incarné par Martin Drainville, devra bien se poser la question. Le jour de son 47e anniversaire, son meilleur ami, Jean-Louis, joué par Luc Guérin, lui offre le plus inusité des présents : un abonnement à une agence de rencontre!

Pris dans ce jeu, Denis remplira, le plus honnêtement que possible, un questionnaire lui enjoignant de décrire la fille de ses rêves. Après tout, il faudra bien mettre un terme à ces sept années de célibat. Et l’impensable survient : Josianne (Nathalie Mallette) apparaît dans la peau de la femme formidable!

S’ensuivra alors une série de rebondissements rocambolesques destinés à faire réfléchir le spectateur sur les fondements de leur propre relation amoureuse. « C’est une présentation qui joint la mécanique comique avec un texte intelligent, pense Luc Guérin, c’est solide. » Son partenaire de théâtre, Martin Drainville, se souvient que la pièce l’avait déjoué. « On s’attend pas à ce qui va se produire. Ma première impression n’avait pas tenue le coup! » Martin Faucher décrit l’œuvre comme charmante, belle, mais elle désarçonne aussi. « On se rend compte que, à trop vouloir la perfection, on se piège soi-même », a-t-il expliqué.

Lorsqu’on demande aux comédiens qui des personnes mariées, célibataires, adeptes de relations compliquées où des désespérés apprécieront le plus les aléas amoureux de Denis, Nathalie Mallette s'esclaffe : « C’est une bonne question ça… Les gens mariés vont le plus aimer. Ça va mettre en lumière la complexité de leur propre relation. Ils vont regarder en arrière puis dans le présent. »

Martin Drainville n’hésite pas à dire que tous vont se sentir concernés par le sujet. « Ça montre des stades différents de l’amour. On est obligé de se demander quelles conditions doivent être réunies pour être et surtout pour rester en amour. On se rend compte que rechercher la perfection, c’est emprunter la mauvais direction. Il faut de la surprise pour que ça marche! »

Beaucoup se reconnaîtront dans le personnage de Denis. « À trop vouloir prédire ce qui va nous arriver en amour, on en vient qu’à développer le syndrome du rond de poêle. On revient mille fois voir si le rond est éteint. C’est pareil en amour. On a tellement peur de se tromper qu’on en arrive à chercher quelqu’un qui n’existe pas. Alors on se trompe, naturellement!»

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