Frédéric Tremblay : 15 ans et dix romans
Vendredi dernier, Frédéric Tremblay célébrait son 15e anniversaire. Une journée bien spéciale car il soulignait aussi la parution de son premier roman : « Une ruse inversée ».
Ce n’est pas tout à fait vrai. Il s’agit en fait du dixième roman de Frédéric, un jeune repentignois. Ce prolifique auteur a écrit « Une ruse inversée » à 13 ans. En 20 jours. Pas mal, non ?
Frédéric est un passionné de lecture. Et pas que de la littérature contemporaine. Les bons vieux classiques l’attirent tout autant que les romans modernes. Peut-être plus. C’est ainsi qu’il a puisé son inspiration pour la description et son attrait pour l’approche historique dans « le comte de Monte-Cristo », d’Alexandre Dumas. La description, il aime bien. L’intrigue de son roman se situe au 18e siècle quelque part à la cour du roi Louis XV. « C’est un roman de suspense et le 18e siècle était la meilleure époque pour parler de meurtres en série et d’empoisonnement », précise Frédéric.
Du plus loin qu’il se souvienne, le jeune auteur de Repentigny a toujours aimé lire. En grande lectrice, sa mère lui donnait le goût pour ce passe-temps. Des auteurs qu’il aime? Oscar Wilde, Edgar Poe, Shakespare. Michel Tremblay, Maxime Rousseau, Guillaume Musso aussi. Les premiers noms qui lui viennent en tête. Sa liste est trop longue pour qu’il se souvienne de tous.
Dès l’école primaire, il a su qu’il serait écrivain un jour. Régulièrement, des auteurs se déplaçaient dans les classes pour raconter leur métier. Frédéric était fasciné en les écoutant parler. « Ce choix de carrière est bien arrêté dans ma tête. J’espère arriver à publier assez de romans rapidement pour en vivre », indique Frédéric qui étudie au Collège de L’Assomption en troisième secondaire.
Il est donc passé du rêve à la réalité. À 12 ans, il a mis son imagination au travail et il n’a pas cessé depuis. Neuf autres romans attendent une éventuelle parution. Des styles on ne peut plus différents : policier, fantastique. Son tout premier relevait du genre fantaisiste : « La jeune fille des flots ».
Au début, il se faisait un peu conseillé par ses professeurs. Aujourd’hui, il possède de l’expérience. Deux années consécutives, il a remporté le prix Camille-Laurin au Collège de L’Assomption pour l’excellence de son français.
Le jeune auteur est humble. Et un peu difficile à faire parler. Point vantard, il avoue tout de même que sa grande qualité est sa capacité à faire de la description, de tirer la beauté des paysages. Quant à sa productivité, elle lui semble toute naturelle. Oui mais écrire un roman en 20 jours? Le commentaire le surprend. Après tout, souligne-t-il, ça ne représente que 2000 mots chaque jour, soit une heure d’écriture tous les soirs.
La maison d’édition qui le publie ne tarit pas d’éloges à son sujet. « Frédéric a le soucis du détail. Il y a une patience dans son écriture. Il va dans la profondeur de ses personnages. Son oeuvre était déjà mûre en arrivant ici. C’est un beau modèle pour les autres jeunes », explique Claudie Bugnon, l’opératice de couveuse de Joey Cornu éditeur.
Frédéric procédera au lancement officiel de son roman le 24 mai prochain à la Librairie Raffin des Galeries Rive Nord, à Repentigny, de 13h30 à 16h. Il a hâte. Il espère que le roman aura du succès. Déjà, la suite attend : « L’heure des redevances ». Ce deuxième tome sera publié à l’automne. Et si tout va bien, Frédéric pourrait bien se retrouver au Salon du livre de Montréal aux côtés des auteurs qu’il admire depuis longtemps.
Si sa maman a été la seule à lire à la maison pendant longtemps, les habitudes sont en train de changer dans la famille Tremblay. Tout le monde s’y met : papa et les deux sœurs aînées. C’est qu’ils ont une bonne raison maintenant de se mettre le nez dans un livre. Toute une fierté aussi.
Frédéric Tremblay, passionné de lecture, passionné de l’écriture.
(Photo :Roger Lacoste)