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Une année d'apprentissage pour Button et Honda

José-Antonio Pires par José-Antonio Pires
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Article mis en ligne le 5 juin 2008 à 19:37
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Une année d'apprentissage pour Button et Honda
La sympathie du pilote britannique Jenson Button a vite été perçue par les jeunes de l'école Du Moulin. On le voit ici avec un élève de 6e année, Carl Desjardins et la championne olympique, Nancy Drolet.(Photo: courtoisie)
Une année d'apprentissage pour Button et Honda
De passage mercredi dernier, à l'école Du Moulin (voir texte en actualité) le pilote de Formule 1 de l'écurie Honda, le Britannique, Jenson Button a pris le temps de discuter avec le journal Hebdo Rive Nord de sa saison et des projets futurs de son équipe.
L'année 2007 en a été une difficile pour l'écurie Honda. Sans surprise, des changements s'imposaient. Ces derniers ont été effectués pour 2008, mais encore là, il ne faut pas s'attendre à des miracles. « On le savait qu'il allait y avoir des changements, mais on sait également qu'on a besoin de temps pour bien faire rouler la machine. Je dirais que la saison 2008 en est une d'apprentissage. Il nous faut du temps. Parmi ces changements, on parle notamment de l'addition d'un ex-membre de Ferrari. Son expérience est très bénéfique pour nous tous. C'est un gars qui a gagné plusieurs championnats. On s'attend à être compétitif dès la saison prochaine », explique le pilote de 28 ans.

Jusqu'à présent, Button a obtenu trois points en Espagne, avec une 6e place. Son coéquipier, le Brésilien Rubens Barrichello a également obtenu trois points. « J'ai une très bonne relation avec Rubens. C'est un gars qui a beaucoup d'expérience et c'est très bénéfique pour l'équipe. […] Il ne m'a pas encore appris le portugais, mais ça devrait venir…quoiqu'il ne m'enseigne pas les bons mots », lance-t-il à la blague.

À quelques heures d'embarquer sur le circuit Gilles-Villeneuve pour la 7e épreuve de la saison, Button n'a pas caché que le circuit montréalais était l'un des ses préférés. Cette phrase a souvent été entendue de la bouche de plusieurs pilotes. Il n'est pas difficile de croire que c'est simplement pour flatter les Québécois dans le sens du poil. Il faut toutefois donner le bénéfice du doute au Britannique, lui qui a connu sa meilleure qualification à vie, avec une pole position et une troisième place, à Montréal, il y a deux ou trois ans.
Sport rigoureux

Comme plusieurs pilotes de course automobile, Button a pris goût à la course en commençant à chauffer les « go-kart ». De fil en aiguille, succès après succès, il a vite eu la piqûre. « J'ai pris goût à la vitesse. J'ai toujours aimé passer le fil d'arrivée le premier et de ramasser le trophée. Je me voyais au volant d'un bolide de la Formule 1. J'y suis et je veux maintenant un jour passer le premier le fil d'arrivée. »

Pour être un bon pilote de course, il faut bien sûr être un bon conducteur, mais la forme physique est l'une des choses les plus importantes. On se demande souvent quel genre d'entraînement peut avoir un pilote de Formule 1. Être assis derrière un volant et peser sur la pédale d'accélération et du frein…pas trop « tought» se disent plusieurs, mais ce n'est pas si simple. « Il y a beaucoup de vitesse et de vibration dans notre métier et la gravité attire le corps vers l'endroit où la voiture se dirige. Les pilotes doivent être forts musculairement spécialement au niveau du cou. Par exemple, lors d'un virage, le poids de notre corps est multiplié par cinq. Ma tête pèse alors 50 livres. Il faut être suffisamment fort pour tout supporter », précise celui qui adore le jogging et la bicyclette. Ce sont d'ailleurs deux activités de prédilection pour un pilote de course automobile. « Ça me donne également la chance de voir un peu de pays. Les saisons sont longues et on n'a pas beaucoup de temps. On voyage dans 18 pays chaque année. Le vélo et le jogging me permettent d'admirer les belles choses de chaque ville, comme je l'ai fait à Montréal. »

PHOTO A

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