Marton Maderspach fier de ses origines hongroises et de faire partie du groupe Sagapool.
(Photo :Gérard Legault)
Déjà deux ans pour La Chasse-Galerie
Déjà deux ans pour La Chasse-Galerie de Lavaltrie. Il faisait beau, chaud, très, très chaud samedi, jour de fête, et les habitués de l’endroit se désaltéraient sur la terrasse du mieux qu’ils le pouvaient. Pendant ce temps, les enfants profitaient des jeux et activités animées sur l’immense terrain entourant la petite salle de spectacle située rue Notre-Dame. Quel meilleur présage pour la saison estivale qui commence pour les propriétaires de l’endroit, Jean-Sébastien Martin et Simon Roy, qui promettent une programmation enlevante.
Déjà pour cette soirée du 7 juin, les invités sur scène avaient de quoi épater la galerie. D’abord le groupe Apaduraï et son instrument australien didgeridoo, proposant un son complètement réinventé de cette musique qu’on a peu l’habitude d’entendre.
Puis, en seconde partie de soirée, le groupe Sagapool a pris la relève. Mais toute une relève. Le défunt groupe Manouche s’est refait un nom, question de changer quelque son répertoire. Après tout, Manouche veut dire un peu n’importe quoi, désignant à la fois une communauté, une culture musicale, une langue, une façon de vivre. Manouche rassemble aussi tous les styles musicaux liés aux gitans. D’où l’inconfort avec le temps des membres du groupe. Un nom trop commun. Puis, les cinq musiciens de Manouche désiraient ajouter une sonorité plus jazzy à leur nouvel album. Ils ont donc opté pour Sagapool et introduit un nouveau membre Marton Maderspach.
Arrivé à La Chasse-Galerie tôt en après-midi, Marton et son amie Brigitte Dajczer, qui a joué quelques années avec Les Gitans de Sarajevo, s’est fait un plaisir de parler de Sagapool et leur récent album paru en mai. Cette fois encore, on n’y entend que des pièces instrumentales. Percussions, guitares, contrebasse, banjo et violon. « On veut s’éloigner de Manouche. On y retrouve du ska, du new jazz acoustique, un peu de musette et même une chanson italienne, la seule chantée sur l’album », affirme Marton, un beau grand blond d’origine hongroise.
Baptisé Manouche ou pas, l’influence des pays de l’Est s’y fait encore entendre. Pour notre plus grand plaisir.
Après seulement deux ans d’activités, la coopérative La Chasse-Galerie s’est fait une réputation enviable grâce aux judicieux choix du directeur artistique Jean-Sébastien Martin.
(Photo :Gérard Legault)
(Photo :Gérard Legault)