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Postes de péages : une stratégie maladroite, estime Chantal Deschamps

Véronique Bérubé par Véronique Bérubé
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Article mis en ligne le 13 juin 2008 à 11:21
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Postes de péages : une stratégie maladroite, estime Chantal Deschamps
Chantal Deschamps, mairesse de Repentigny.(Photo : Roger Lacoste)
Postes de péages : une stratégie maladroite, estime Chantal Deschamps
La préfète de la MRC de L’Assomption et mairesse de Repentigny s’oppose vivement aux intentions du maire Gérald Tremblay d’implanter des postes de péage destinés à financer des projets du Plan de transport de la Ville de Montréal. On compte aller chercher 500 M$ dans les poches des automobilistes.
« Cette proposition est inadmissible à nos yeux. Ces péages ne serviraient pas à financer des équipements métropolitains, mais plutôt des projets exclusivement montréalais comme le tramway, circonscrit au centre-ville, ou le prolongement du métro vers l’est et l’ouest de l’île de Montréal. Par ailleurs, les coûts de construction du métro ont toujours été entièrement assumés par le gouvernement du Québec. Pourquoi la banlieue devrait-elle passer à la caisse pour en financer une partie? Aussi, comment Montréal peut-elle prétendre vouloir instaurer des postes de péage alors que les grands axes comme les autoroutes 40 et 25, de même que les ponts, ne relèvent pas de sa compétence ? », s’est demandé Mme Deschamps.
Pour cette dernière, il s’agit d’une stratégie maladroite visant à utiliser la banlieue pour faire pression sur Québec afin qu’il délie ses cordons pour satisfaire aux besoins de la métropole. « Le passé récent a pourtant démontré que Montréal et sa banlieue peuvent s’entendre pour réaliser, ensemble, des projets visionnaires et structurants en matière de transport collectif. Le train de l’Est en est un exemple particulièrement éloquent. Nous avons fait front commun pour forcer le ministère des Transports et l’Agence métropolitaine de transport à prioriser ce projet », a rappelé Mme Deschamps.
Cette dernière estime que les banlieusards ne doivent pas faire les frais des problèmes liés au financement du transport à Montréal. « Nos concitoyennes et concitoyens sont suffisamment sollicités pour financer le transport en commun et les routes. Leurs droits d’immatriculation incluent déjà une contribution au transport en commun. Je préconise plutôt d’investir dans les réseaux de train de banlieue et d’aménager davantage de voies réservées au covoiturage, aux taxis et aux autobus. Sur ce dernier point, je rappelle que j’en ai fait la demande publiquement au nom de notre région en début d’année », a proposé la préfète de la MRC de L’Assomption. Elle a également soulevé que l’introduction de postes de péage pourrait alourdir le fardeau des automobilistes déjà confrontés à la montée vertigineuse du prix de l’essence.
« Le Plan de transport de la Ville de Montréal est peut-être imaginatif quant à ses projets, mais l’est beaucoup moins quant à son financement. J’invite nos collègues de Montréal à faire preuve d’une vision plus inclusive à laquelle collaborerait volontiers la banlieue », a conclu Mme Deschamps.

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