Éric Laporte, député de L'Assomption.(Photo : Archives)
« Une série d’occasions ratées pour le Québec » -Éric Laporte
Bilan de la session parlementaire
Le député adéquiste de L’Assomption en est à tracer le bilan de la dernière session parlementaire. Selon Éric Laporte, la dernière session nous aura fait découvrir un gouvernement fatigué et paresseux, qui a raté une série d’occasions pour l’avenir du Québec.
« Depuis l’élection du 26 mars, c’est la loi du moindre effort qui prime chez les libéraux. Alors que nous avons proposé des solutions pour relever les défis du Québec, le premier ministre a repoussé nos offres à chacune des occasions, preuve de la paresse libérale », explique-t-il.
Le député Laporte rappelle que l’ADQ s’est élevée au-delà de la partisanerie afin de proposer des solutions pour répondre aux besoins des Québécois et de donner suite aux nombreux rapports tablettés. Toutefois, c’est à l’immobilisme caractéristique des libéraux que les Québécois se butent, selon ce dernier. « Le temps d’attente moyen dans les urgences de la région est de 20 heures et la situation ne semble pas vouloir s’améliorer. Le décrochage scolaire atteint des sommets historiques dans les écoles secondaires. Les cas d’agressions sexuelles ont augmenté de 50 % depuis 10 ans. Pendant ce temps, le gouvernement nous tourne le dos quand nous lui offrons notre collaboration », a déploré M. Laporte.
Dans le comté
Au cours de la session parlementaire, les députés adéquistes sont revenus aux idées et aux valeurs de base de l’ADQ en étant plus présents sur le terrain. Éric Laporte a lancé un projet environnemental autour du programme de reconnaissance « ICI, on recycle ». Un organisme communautaire, le Comité d’Action Durable, à l’intention des entreprises de la MRC, est en voie de naître de cette intervention. En mai, le député a fait la tournée des écoles pour remplacer les drapeaux fleurdelisés et ainsi mettre à l’ordre du jour la fierté nationale dans son comté. Par ailleurs, il a été le premier député provincial à animer un dîner-conférence à la Chambre de commerce Pierre-Le Gardeur De Repentigny sous le thème du « changement profitable ».
Dans le dossier du centre multivocationnel Claude-David, Éric Laporte a rencontré une fois de plus le cabinet du ministre de la Santé ce printemps; il demeure confiant quand à la réouverture complète de l’édifice. Du côté du transport en commun, son travail de sensibilisation auprès de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) et du Réseau de transport collectif (RTC) de la MRC de L’Assomption pour une voie réservée utilisée en pointe et à contresens de la circulation sur l’autoroute 40 se poursuit.
Sur la colline
Les nouveaux dossiers attribués au député de L’Assomption ont largement tenu occupé le parlementaire, notamment dans le dossier de l’enseignement supérieur et de l’UQÀM. « L’opposition croyait que les fiascos comme la Gaspésia faisaient partie du passé, que, face à une telle catastrophe, aucun gouvernement ne laisserait de nouveau l’argent des contribuables être gaspillé avec aussi peu de scrupules. Force est de constater que les libéraux foncent dans le même mur avec le fiasco de l’UQÀM et j’entends poursuivre mon travail à l’automne pour mettre en lumière ce nouveau scandale des libéraux », promet-il. Ancien critique en matière de services sociaux, son passage aura été remarqué après le dépôt du projet de loi 397 donnant enfin une voix aux 14 000 personnes adoptées du Québec.
Le député adéquiste se dit fier d’avoir été aussi actif dans son comté que sur la colline parlementaire. « C’est la première fois depuis 1996, depuis Jacques Parizeau, qu’un député de L’Assomption dépose un projet de loi. Mieux encore, depuis le début de mon mandat, j’ai posé plus de questions en Chambre que ne l’a fait mon prédécesseur péquiste en près de cinq ans», souligne le député.
Enfin, le député adéquiste insiste et se montre inquiet des derniers fiascos du gouvernement qui risquent de mettre en péril les finances du Québec. « Les Québécois sont inquiets devant ce mutisme et l’automne n’annonce rien de bon si le gouvernement poursuit sur la voie du moindre effort. C’est notre rôle, comme opposition officielle, de s’assurer que les choses bougent », a conclu le député de L’Assomption.(V.B.)