Marie-Hélène Thibault.Photo : Courtoisie
Marie-Hélène Thibault revient au classique
Figure bien présente au petit écran, la comédienne Marie-Hélène Thibault revient à ses premiers amours : les grands classiques du théâtre. Elle rendra visite aux gens de L’Assomption à l’occasion du troisième Rendez-vous au cœur du théâtre, le 21 juillet.
Popularisée par la sympathique Sophie de « Catherine » et la passionnée Solange de « Providence », Marie-Hélène n’a pas chômé depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre. Malgré ses nombreuses participations théâtrales ci et là, elle a rarement l’occasion d’interpréter des rôles tirés du répertoire classique. Pas suffisamment.
L’invitation du metteur en scène des Rendez-vous amoureux, Martin Lavigne, en 2007, tombait bien. C’est pourquoi elle a accepté de revenir jouer au Préau cet été. Enfin, ce sera une première sous les étoiles puisque la pluie qui déferlait sur L’Assomption lors de ce Rendez-vous 2007 a forcé l’équipe à se réfugier dans l’ancienne chapelle du collège de L’Assomption. Souhaitons-lui un ciel plus clément.
La comédienne l’avoue : ces rendez-vous sont une bonne gymnastique d’interprétation. Une belle occasion de toucher à toutes sortes de rôles en peu de temps. « Ça me permet d’exercer ma machine de répertoire. C’est l’occasion de me plonger ailleurs, dans d’autres cordes. Ça exerce la comédienne en moi », lance spontanément Marie-Hélène, qu’on choisit plus souvent qu’autrement pour des rôles contemporains, actuels. Même au théâtre.
Elle s’est elle-même mise en scène il y a quelques années dans la pièce qu’elle a écrit avec son conjoint, François Archambault : « C’est devenu gros ».
Marie-Hélène estime que le Québec a beaucoup évolué dans le domaine du théâtre. Ses créateurs fourmillent d’idées novatrices et les acteurs, en raison de la petitesse du marché, sont appelés à étendre leur palette d’interprétation. D’une histoire moderne à une autre, la technique de jeu des comédiens s’est développé en parallèle avec celle de nos voisins états-uniens, selon l’approche de l’Actor’s studio, se rapprochant ainsi de la réalité de tous. De la vraie vie. « Au Québec, on joue très vrai, pense Marie-Hélène, un avantage lorsque l’on joue des textes classiques. On peut jouer ampoule sans tomber dans le lyrisme. Notre défi, ces textes classiques, c’est de les rendre accessibles. « La comédienne se rappelle de sa visite à La comédie française, à Paris. Non seulement y avait-elle constaté une approche plus intellectuelle dans leur technique de jeu mais elle avait aussi remarqué la présence constante de symboles chargés de traditions…et des plus hautes exigences de l’art, comme ces bustes de Molière placés un partout dans cette institution dont la réputation n’est plus à faire. « Ça doit être lourd », fait remarquer la comédienne.
« Ici, on va chercher le meilleur des deux mondes. Tout est à faire mais on parle du monde de maintenant. » Les Rendez-vous au cœur du théâtre sont une belle occasion de redécouvrir les bons vieux classiques remisés au sous-sol. Des lectures au ton moderne, vrai, livrées tous les lundis par une équipe de comédiens chevronnés. Le 21 juillet, Marie-Hélène Thibault sera accompagnée de Béatrice Picard, Hubert Pallascio et Pierre Chagnon. « Et du pianiste Michel Montreuil », s’empresse de dire la comédienne, juste avant d’aller boucler ses valises pour quelques jours de vacances.