Tout est automatisé. La machine fait tout et dit tout.
La Ferme Deschênes et fils inc. se lance dans la nouvelle technologie
Prendre un verre de lait est un geste tout à fait anodin, mais après avoir vu en actions les nouvelles technologies de traite des vaches, le produit peut avoir un goût un peu différent.
La Ferme Deschênes et fils inc. de Saint-Sulpice ont procédé à une journée porte ouverte jeudi dernier. Cette rencontre a permis aux curieux de venir jeter un œil sur la nouvelle acquisition de la ferme, un robot de traite. Une machine de 250 000 $. La ferme devient les premiers de la MRC de L'Assomption à s'équiper d'un tel outil. Elles sont une dizaine dans Lanaudière à avoir fait de même. Ce robot est arrivé en sol québécois en 2000, en provenance de Hollande.
Ce dernier a de quoi faire écarquiller bien des yeux. Le fermier n'a plus rien à faire. Les vaches vont d'elles même se faire traire environ deux fois par jour. Elles font même la file. On les attire avec la moulée. Une fois que la vache a la face dans le lunch, le robot se met à l'œuvre. Il nettoie la mamelle et stimule sa patiente. Elle détecte les pis et la traite commence. La vache reste là durant 5 à 10 minutes et repart une fois le travail fait. Sept à huit heures plus tard, elle revient. Certaines d'entre elles reviennent avant le temps, mais le robot les refuse. Tout est automatisé.
Bien qu'il ne soit pas obligé de rester sur place, le fermier doit demeurer dans le coin puisque le robot l'avertit lorsqu'il y a un problème. Il est relié au cellulaire du fermier. S'il y a un problème de savon, ça va être indiqué sur le cellulaire. « C'est une belle acquisition. On sauve beaucoup de temps et le lait est de meilleure qualité, puisque le robot analyse le lait. La décision d'acheter la machine a été prise rapidement. On l'a vu lors d'une porte ouverte à Plessiville et on a aimé ce qu'on a vu. On se demandait si on engageait un employé à 40 000, 50 000 $ par année ou si on investissait sur le robot. On s'est dit que le robot est fiable et qu'il ne chialera pas pour rentrer le samedi matin après une soirée bien arrosée la veille », explique à la blague Michel Deschênes, l'un des propriétaires de la ferme de 100 vaches dont 55 en traite.
Le temps demeure toutefois le facteur le plus déterminant dans le choix des propriétaires. On coupe pratiquement de moitié le temps nécessaire à la traite des vaches. « Pour nos 55 vaches, ça nous prenait entre une et une et demie, maintenant on parle de 45 minutes et notre production est à la hausse, soit de 15 %. »
(Photos: Gérard Legault)