Caracol s’amuse avec son ukulélé. (Photo : Christian Couture)
Caracol à la Chasse-Galerie
par Marie-Ève Muller
La pétillante Carole Facal, alias Caracol, amènera son univers à la Chasse-Galerie, à Lavaltrie, le vendredi 14 novembre. Deuxième arrêt de sa tournée, Caracol promet un spectacle riche en émotions.
Après dix ans de dreads, deux ans et huit mois de tournée avec Dobacaracol et quelque 400 concerts, Carole Facal ressent le besoin d’un «petit ménage dans sa vie». Elle coupe donc ses grandes tresses africaines et commence son aventure solo. Enfin, pas si solo puisqu’elle est accompagnée par six musiciens sur scène, les mêmes qui ont collaboré à son album, L’arbre aux parfums.
Carole Facal a choisi de continuer sa carrière en musique sous le pseudonyme de Caracol, même s’il était associé à son ancien duo Dobacaracol. «J’ai ce surnom depuis quinze ans. C’est un ami qui me l’a donné lors d’un voyage qui a marqué ma vie. C’était bien avant le groupe. On dirait que par superstition, j’ai choisi de garder Caracol comme nom d’artiste.»
Le son, bien différent de celui du duo, se veut plus intimiste. Caracol est la fière compositrice des mélodies et des textes, avec parfois l’aide de David Laflèche, son guitariste. Les chansons ont été composées entre l’Europe et Montréal. Tantôt intimiste, tantôt blagueur, parfois sensuel, en français ou en anglais, les airs de Caracol sont enveloppants.
La musique et Carole Facal ne font qu’un. «À cinq ans, je jouais déjà du violon classique. Je suis née dans une famille de musicien alors j’ai toujours joué avec les sons», raconte l’artiste. Curieusement, il n’y a pas une seule note de violon sur l’album. «J’ai délaissé le violon à 17 ans pour la guitare. J’aimais mieux son côté populaire», avoue Caracol.
Maintenant, Caracol s’amuse avec son ukulélé, petite guitare hawaïenne à quatre cordes ainsi qu’avec son autoharpe, instrument ressemblant à une cithare à 36 cordes. Loin du reggae percussif de Dobacaracol, L’arbre aux parfums se veut plus folk, un peu plus pop aussi. La chanteuse, forte de son expérience, se permet de pousser ses talents vocaux à un autre niveau. Sa voix se veut plus caressante, plus forte aussi.
Fait intéressant, la pochette de l’album contient treize photos, une pour chaque chanson. «Je voulais un fil conducteur pour le disque. Les photos en noir et blanc représentent les personnages de la chanson.» Les photos ont l’allure vieillotte, un peu comme le son de certaines chansons. «J’adore l’esthétique des années 50. J’aime les vieilles pellicules photographiques, le cachet que ça a», décrit Carole Facal.
Sa pièce préférée? «L’arbre aux parfums, la chanson titre. Elle est très chargée émotionnellement. Lorsque je l’ai écrite, j’étais un peu déçue par le manque de loyauté que je voyais autour de moi, autant en amour qu’en amitié. J’ai envie de croire que la fidélité existe encore. Lorsque j’ai écrit la chanson, j’ai pensé à mes parents, exemple vivant qu’on peut s’aimer longtemps, même après 32 ans de vie commune», explique Caracol.
Le spectacle est prometteur : une salle intime, six musiciens bien établis, une Caracol bien plus expérimentée et des rythmes accrocheurs.