Ginette Grandmont, candidate dans Masson. (Photo : Archives)
Une allocation de 340 millions de dollars
Ginette Grandmont et l'ADQ défendent les aidants naturels
par Mélanie Adam
Ginette Grandmont, candidate dans Masson, fait le point sur l’engagement de son parti qui veut consacrer 340 millions de dollars pour mettre en place une nouvelle allocation afin de soutenir et reconnaître l’apport des aidants naturels.
«Grâce au dévouement quotidien des aidants, les gens souffrant d’un handicap ou en perte d’autonomie peuvent compter sur une présence rassurante pour répondre à leurs besoins. L’État est largement privilégié de pouvoir s’appuyer sur la générosité des aidants naturels, il faut un retour de l’ascenseur», a affirmé par communiqué Ginette Grandmont, qui était porte-parole du dossier à l’Assemblée nationale jusqu’au déclenchement des élections.
Celle-ci explique que qu'au Québec, il y a plus de 225 000 personnes âgées de 65 ans et plus qui demeurent dans leur domicile qui sont soit en perte d’autonomie ou qui ont recours à des soins. Plus de 50 000 personnes de moins de 64 ans sont atteintes d’un handicap grave ou très grave et sont hébergées par leur famille.
«Pour les aidants naturels qui prennent soin des leurs, l’ADQ propose de verser une aide supplémentaire sous forme d’allocation afin d’améliorer leur qualité de vie et soutenir leurs proches», a ajouté la députée sortante de Masson, considérant ce dossier prioritaire.
L'ADQ s'engage à verser aux aidants naturels 340 millions de dollars, ce qui représente en moyenne 1 200 $ par année par aidant naturel. L’allocation pour aidants naturels s’appliquera aux personnes qui hébergent ou ont à leur charge : soit, un enfant atteint d’un handicap ou d’une déficience grave, un adulte atteint d’une déficience grave et prolongée des fonctions mentales ou physiques dont les effets sont tels que la capacité de cette personne à accomplir une activité courante de la vie quotidienne est limitée de façon marquée, ou une personne nécessitant des soins à domicile.
«Depuis les deux dernières décennies, l’État n’a pas su s’ajuster aux besoins des aînés et des personnes vivant avec un handicap et qui demeurent à leur domicile. Les soins et services à domicile ne répondent pas à la demande croissante et ce sont les proches qui doivent assumer la responsabilité du bien-être d’un membre de la famille victime de perte d’autonomie ou d’un handicap», affirme M. Grandmont.
Le Conseil des aînés du Québec, qui émettait un avis en mars 2008 sur l’état de la situation, comptait plus de 1 million de proches aidants en 2001, dont près de 70 % fournissaient jusqu’à 5 heures d’aide par semaine. De plus, il semble qu'une personne sur quatre débourserait plus de 300 $ par mois pour aider un proche parent. Selon des experts, les aidants effectueraient jusqu’à 80 % des soins pour un proche qui est à la maison.
«Même si l’État n’a pas su jusqu’à maintenant leur tendre la main d’une façon soutenue, les aidants n’ont pas à payer le prix pour leur générosité, leur solidarité et leur affection profonde pour des membres de leur famille. Il faut trouver le moyen d’alléger, à tout le moins, leur fardeau financier, c'est la moindre des choses », de conclure Ginette Grandmont.