Éric Laporte n’est pas un homme dévasté malgré sa défaite.(Photo : Roger Lacoste)
Laporte se fait montrer la…
Embarqué dans la vague adéquiste il y a 20 mois, le député de L’Assomption, Éric Laporte, avale un bouillon et se retrouve maintenant sur une île déserte.
C’est un Éric Laporte serein que les médias rencontrent lundi soir après le résultat. On sent malgré tout la tristesse dans son local. « Je ne veux pas que les gens croient que je suis à terre. Je suis un gagnant. J’ai vécu de beaux moments que peu de gens peuvent vivre. Je remercie toutes les personnes qui ont cru en moi », exprime sincèrement l’ex-député.
Ce dernier n’est guère surpris du résultat. Au cours de la campagne, M. Laporte sentait que la vague reviendrait ramasser les adéquistes lanaudois. Les sondages démontraient peu de positif pour son clan. « Je le sentais sur le terrain. Ça se passait bien avec les gens avec qui j’ai travaillé, mais pour les autres…J’encourageais les citoyens à voter pour l’homme et non pour le parti. Je dresse un bon bilan de mes mois au siège de député. C’est un peu ça le problème. Le candidat ne fait que cinq pourcent de différence. Le reste c’est le parti qui le fait », ajoute celui qui met de côté la politique à court et à moyen terme.
Éric Laporte termine troisième au scrutin, derrière le péquiste Scott McKay et le libéral, Christian Gauthier. Il félicite ses adversaires pour leur campagne, spécialement ses deux principaux opposants. Terminer derrière le libéral n’est également pas surprenant pour M. Laporte. Il s’attendait de voir M. Gauthier amasser plus de votes que son prédécesseur, Benoit Verstraete. « Jean Charest le savait qu’il partait avec un avantage en déclenchant les élections. Il était en avant dans les sondages. Je n’enlève toutefois pas de mérite à Christian Gauthier. Il a livré une belle bataille. Il en est de même pour Scott McKay. »
Avant d’occuper le siège de député dans L’Assomption, Éric Laporte conseillait dans le monde de la finance. Avec ce qu’il se passe actuellement, l’option de conseiller financier ne se trouve pas dans ses plans. « Je me donne une journée de congé et je verrai par la suite. Je compte tout de même rester impliqué dans la communauté. Je verrai… » termine le Repentignois.