New York! New York!
Le week-end passé, j’ai remis les pieds, dans une grande ville dont tout le monde parle. Comme ils disent, c’est cool New York !
Il y a dix ans, j’y étais pour un voyage de baseball avec les gars. Cette fois-ci, c’était pour du shopping avec ma « p’tite » femme. C’est désolant pour certaines personnes, mais j’ai de la misère à remettre les pieds dans un endroit où je suis déjà allé. Je me dis qu’il y a encore bien des endroits que je n’ai pas vus. Mais New York, c’est New York ! Je n’ai pas le choix d’y retourner me dit-on ! Si vous aimez négocier avec des Asiatiques pour des sacoches, être dans un embouteillage de piétons. Vous êtes au bon endroit ! Montréal a beaucoup à apprendre de cette grande ville. Si les Montréalais avaient la même fierté que les Newyorkais, je suis pas mal sûr que l’île se porterait mieux. Être fier ne veut pas dire taper sur la tête de Québec. Être fier c’est de créer un engouement. On critique beaucoup les Américains. Je n’ai pas senti de méchanceté et au contraire beaucoup de gentillesse de leur part. On trouve qu’ils se pavanent trop. Je ne veux pas faire de peine à personne, mais ceux qui ont un fanion du CH sur leur voiture depuis le camp d’entraînement du Canadien, n’ont pas grand-chose à dire. C’est la panique dans le Titanic depuis que Montréal n’a plus son Grand Prix. Calvasse! À New York, les piétons créent un bouchon de circulation pour aller voir un gros sapin, « made in Québec » à part de ça. Encore là, je ne veux pas dire quoi faire, mais si on attire des touristes avec un sapin, je ne peux pas croire qu’on n’est pas capable d’en faire autant!
Claude Richard
Commentaire mis en ligne le 14 décembre 2008Réaction à la chronique d'Hugo Lemay "Les purzédurs"
Certains croient stigmatiser une personne en la qualifiant de « pur et dur ». Le dernier en date de ces censeurs est un nommé Hugo Lemay qui écrit depuis peu dans l’Hebdo Rive Nord.
Eh bien, pour ma part, sans revendiquer cette étiquette, je ne la récuse pas du tout quand quelqu’un me l’attribue. Et on me l’a attribué récemment parce que je m’opposais à l’exclusion arbitraire de Jean-Claude St-André de l’investiture du PQ-L’Assomption.
Pourquoi s’offusquer d’être appelé « pur et dur » quand on sait que le contraire de cet état est celui « d’impur et mou »? D’ailleurs, au Québec, il ne faut pas grand-chose pour être étiqueté de « pur et dur ». Il suffit d’être démocrate (exclure une personne d’une candidature sans raison valable n’est pas démocratique) et il faut tenir à affirmer son indépendantisme quand personne n’en parle. Rappelons que Pierre Bourgault, Josée Legault, Jacques Parizeau (eh oui!) entre autres ont été qualifiés de « purzédurs ». René Lévesque lui-même était vu ainsi quand il a quitté les libéraux de Jean Lesage.
Quant à l’analyse de la dernière élection par Hugo Lemay, elle est pour le moins sommaire. Il est vrai que le PQ a fait un peu mieux que prévu. Lorsque l’incident de L’Assomption s’est produit, le PQ était autour de 30% dans les sondages. Il s’est maintenu dans ces eaux pendant quatre bonnes semaines. On est loin du temps d’oubli de trois jours du « bonze »! Ce qui a fait monter le pourcentage du PQ à 35, c’est bien plus le discours souverainiste retrouvé de Pauline Marois vers la fin de la campagne et la réaction au dénigrement du Québec par Stephen Harper.
On a beaucoup parlé de Barack Obama ces derniers temps même au Québec. On s’émerveillait de la façon dont il avait fait rêver les Américains durant la campagne présidentielle et de sa capacité à mobiliser les gens. En deux mots, il a fait appel à la fierté de ses compatriotes et à leur volonté de dépassement.
Proposer aux Québécois de se donner un pays qui leur soit propre, qui serait plus écologique, plus prospère et plus égalitaire, qui serait moins dépendant de son voisin, n’est-ce pas ce qui se rapproche le plus d’un appel à la fierté et au dépassement? Quitte à oublier un peu « l’humeur populaire », bien entretenue dans la médiocrité par nos médias et leurs scribes.
Claude Richard
Repentigny