Yves Lambert et son Bébert Orchestra. (Photo : Courtoisie)
Yves Lambert et le Bébert Orchestra : la ruralité arrive en ville
par Geneviève Quessy
En tournée perpétuelle depuis trente ans, autrefois avec La Bottine Souriante et maintenant avec le Bébert Orchestra, le musicien et chanteur Yves Lambert revient une fois de plus dans la région. Il sera au Théâtre Hector-Charland de L’Assomption le 22 décembre.
Yves Lambert et le Bébert Orchestra, formé en 2004, présentent un répertoire aux sonorités traditionnelles, dans la juste continuité de la musique de La Bottine Souriante. Une touche de jazz, ainsi que l’improvisation omniprésente, font de chaque spectacle un événement unique.
Yves Lambert a dans la voix la flamme de la jeunesse éternelle. Animé par la passion et généreux de sa musique, celle-ci est pour lui un outil thérapeutique par lequel il peut faire du bien au monde.
Son spectacle est une fête à laquelle il convie son public, une séance de défoulement collectif « qui peut tout soigner »! Car c’est là, dit-il, la fonction première de l’art que de ressourcer l’âme.
« Comme artiste, il ne faut pas vouloir contrôler à tout prix la façon dont on veut que le public reçoive notre message. L’artiste pose le geste artistique. C’est un don, que le public reçoit, selon ce qu’il est, ce dont il a besoin. L’important c’est de donner avec honnêteté. L’art est un langage universel, subversif aussi, qui a le pouvoir de bousculer les conventions. Il est d’autant plus nécessaire à notre époque ou règne un esprit de conformité. »
Utilisant des instruments aux sonorités tribales, il cherche à provoquer des sensations, à faire vibrer son public, tel un sorcier qui veut provoquer la transe.
Invitation au défoulement, son spectacle provoque aussi la réflexion. Plusieurs textes proviennent de grands écrivains et poètes québécois, tels Gaston Miron, Raymond Lévesque, Gérald Godin ou Gilbert Langevin. Ceux-ci ont tous en commun d’être des poètes contemporains et urbains.
Le pari d’Yves Lambert est ainsi d’accoler des préoccupations urbaines à la musique traditionnelle, volontiers associée à la ruralité. Il veut par là créer un pont entre l’urbain et le rural. Leurs paroles ouvrent à des réflexions politiques et écologistes, et sont véhiculées par une musique festive, joyeuse, inspirée directement « d’un côté très fondamentalement québécois », dit Yves Lambert.
Avec le Bébert Orchestra, il veut donc perpétuer une tradition de fête et de retrouvailles sur des rythmes de rigodon, dont les vertus de défouloir peuvent guérir de tout. À nous de savoir de quoi!
Renéd Dion
Commentaire mis en ligne le 18 décembre 2008Bonne année à toute la gagne