Only in New York
Un peu sur un coup de tête – et si vous y tenez, suivant l’axiome du voisin gonflable, un copier-coller du collègue Pires – je suis allé passer le jour de l’an à New York.
Je vois les mains se lever à la maison « Pis, c’est comment sur Times Square quand la boule descend? » C’est magnifique! Surtout quand on y assiste via un écran géant qui syntonise CNN au bar l’hôtel dans le New Jersey. Ben quoi? Il faisait un tout petit degré US au carré temporel. Je n’allais tout de même pas exposer mon délicat squelette, qui deviendra quadragénaire en 2009, à l’implacable rigueur de l’humidité de la Hudson River.
Comme d’habitude, mon appétit pantagruélique de gazettes a fait le voyage lui aussi. Comme d’habitude, j’en ai rapporté ça d’épais.
Or donc, l’économie se porte mal dans le gros pommier. D’abord, le New York Times rapporte que l’industrie du divorce entre en récession. Les unions périmées s’étiolent habituellement autour de qui gardera la maison. Elles perdurent maintenant parce que les divorcés en puissance ne veulent pas écoper d’une lourde hypothèque au taux d’intérêts loufoque sur les bras.
Times Square est reconnu pour ses gigantesques panneaux publicitaires lumineux qui se détaillent jusqu’à 300 000$ par mois. « L’absence de bébelles gratuites marquées d’un gros « Chevrolet » la veille du jour de l’an laissait présager de bonnes affaires pour les vendeurs de la rue », note Michael Dali dans son commentaire dans le New York Daily News. « Leurs articles portent trois mots écrits tout petits, plus significatifs que les gros noms illuminés : Made in China ».
Je laisse le mot de la fin à l’éditorial du Star-Ledger : « À moins que nous ne changions, le rêve américain deviendra cauchemar. » Bonne année 2009!