Andrea Lindsay sera en spectacle à La Boîte à chansons de L’Assomption vendredi le 6 février prochain à 20h. - (Photo : courtoisie)
Dans les yeux d’Andrea
La voix enchanteresse d’Andrea Lindsay à la Boîte à Chanson
Andrea Lindsay est Ontarienne et anglophone de naissance, et pourtant c’est le français qu’elle a choisi pour se lancer dans la chanson. On a plutôt l’habitude du contraire! Mais que peut-elle trouver de si inspirant à notre langue, lui demande t-on dans toutes les entrevues?
À n’en point douter, la jeune femme a fait là une rencontre déterminante, qui lui a permis de s’enraciner à Montréal, puis de devenir la chanteuse qu’elle est. « Pour moi, le français, c’est l’aventure. Puisque je l’ai découvert à l’âge adulte, cette langue aura toujours pour moi des éléments de découverte. Je me sens comme une enfant, avec l’impression d’apprendre à tous les jours ». Une façon renouvelée, en somme, de voir la vie. Sa chanson Dans les yeux de Marie tourne régulièrement à la radio de Radio-Canada, pièce phare de son premier disque La Belle étoile, lancé en 2006. Depuis, sa belle étoile fait tout doucement son chemin.
Né à Guelph, en Ontario, elle aimait les mots et rêvait de musique depuis toujours À 18 ans, elle découvre la France, où elle vit un véritable coup de foudre pour la langue française. Sa musicalité la touche dans ses fibres les plus profondes. « Son côté romantique, la philosophie de vie qui s’en dégage et la façon dont on aborde les choses… je me suis découvert une passion pour la langue et pour la vie en français, » explique-t-elle. Elle est toujours, d’ailleurs, étonnée de cette découverte, elle qui jongle si joliment avec les mots dans les chansons qu’elle compose. Subissant dans son enfance les cours de français langue seconde données à l’école, elle s’était jugée « pas bonne » en français et n’aurait jamais cru en faire un jour son véhicule de création. Sa démarche artistique est ainsi étroitement liée à une découverte d’elle-même, à une nouvelle façon de voir la vie grâce à l’exploration des possibles offerts par les mots, les sonorités, les images de cette langue. Son objectif à travers ses chansons est d’arriver à traduire « un brin de son existence », à exprimer de la façon la plus juste possible ce qu’elle est, les émotions qu’elle vit, avec la conviction que nous nous rejoignons tous dans cette expérience. Ainsi elle espère toucher le cœur des gens et les aider à se sentir moins seuls, « dans cette société où chacun se sent très seul, de nos jours ». Sa musique, bien qu’on y voit des influences de chansons françaises, qu’on l’aie aussi comparée à Petula Clark ou qu’on y trouve des sonorités des Beatles, est un savant mélange, très personnalisé, qu’elle seule pouvait synthétiser de cette manière. Elle a d’ailleurs cherché longtemps ce son qui lui ressemblerait. « C’est quand même facile de savoir ce qu’on n’aime pas. Mais je me suis dit à un moment, que maintenant, le vrai travail, c’était de trouver ce que j’aime, d’affirmer ce qui me ressemble vraiment, moi. »
Si vous aimez le côté fleur printanière, la fragilité et la mélancolie des voix de Jane Birkin ou encore de Vanessa Paradis, chanteuses à qui on la compare souvent, vous aimerez Andrea Lindsay. L’ambiance acoustique et empreinte de simplicité qu’elle installe est toutefois porteuse d’une sensibilité bien personnelle. Dans le spectacle qu’elle fait tourner aux quatre coins du Québec, elle présente les chansons de son premier album, presque toutes issues de ses propres textes, mais aussi quelques chansons d’un second album qui sortira prochainement. L’une d’elle sera même jouée pour la première fois en public à L’Assomption, si tout va comme elle l’espère. Andrea découvrira ensuite les violettes et les pâquerettes du printemps européen, au fil d’une tournée de concerts qu’elle offrira à travers la France, la Suisse et la Belgique. Parions qu’elle y provoquera quelques coups de foudre.