Un rendez-vous hivernal pour petits et grands!
Aux abords du centre communautaire Guy-Melançon de la ville de L’Épiphanie, au cours d’un après-midi ensoleillé, les cris des chiens excités retentissent au loin à l’idée d’un départ prochain. Rendez-vous hivernal par excellence pour petits et grands, l’Internationale de chiens de traîneaux de Lanaudière prenait place du 28 février au 1 mars dernier pour une sixième édition enlevante.
Malgré un froid poignant et une chaussée glacée par l’accumulation d’eau, plusieurs personnes s’alignaient tout au long de la ligne de départ afin de voir les nombreuses bêtes franchir les kilomètres de pistes enneigées les menant vers la victoire. Démarrant à toute vitesse, les pas des chiens semblaient en parfait accord avec la frénésie vécue par les spectateurs. Souriants et environnés par une ambiance sonore palpitante, ces derniers semblaient heureux de braver l’air glacial afin de passer un bon moment de plein air en famille.
Parmi ceux-ci, Diane Dubois et Roger Levesque, résidents de Terrebonne et de Repentigny, étaient justement venus prendre part à l’événement afin de découvrir ce sport traditionnel. « Nous sommes venus voir comment ça se passait le départ et l’arrivée des chiens. Il s’agit de notre première visite à l’Internationale de chiens de traîneaux de Lanaudière. Nous avons trouvé l’expérience agréable et nous avons passé une belle journée. »
Un participant de « chez nous »
Rosaire Perron, résident de la ville de L’Épiphanie et membre du comité organisateur de l’événement s’alignait avec les 90 autres coureurs. Répartis en quatre catégories de courses, c’est-à-dire la classe quatre chiens, la classe du six, la classe du huit et la classe illimitée, l’Internationale des chiens de traîneaux de Lanaudière comptait 14,5 miles de pistes aménagées pour l’occasion afin de voir à l’œuvre le héros local et les autres sportifs, tout accompagnés de leurs attachantes bêtes.
Possédant plus de 35 années d’expérience, Rosaire Perron a véritablement la piqûre pour ce sport. Une passion qu’il transmet à ses enfants. « C’est le sport le plus beau à mon avis. On n’est pas seul. On est accompagné lorsqu’on le pratique. On a des amis, nos chiens, et on est toujours en plein air, dans la nature ». Qualifiant la course de chiens de « sport familial », cet homme passionné est d’avis que l’on peut le pratiquer à l’année : « Je dresse et j’élève mes propres chiens. Ce sont donc des chiens « d’utilité ». Ils sont heureux de courir et ils en ont le goût. Il s’agit donc en quelque sorte d’un sport vert et d’antan. »
D’autre part, la conjointe du participant local est bénévole depuis les débuts de l’événement. Mmme Perron est justement d’avis que cette année, le comité organisateur a fait des miracles. « Les coureurs sont enchantés. Ils ne s’attendaient pas à ça. Si on regarde le visage heureux des gens qui étaient ici au cours de la fin de semaine, les liens familiaux que l’événement peut amener, on peut en conclure que c’est sain, c’est agréable! On se rend compte qu’il y a du monde dans la ville et que c’est « l’fun » de sortir. »
Un léger désagrément
Toutefois, bon nombre de spectateurs étaient loin de se douter que quelques heures plus tôt plus d’une trentaine de bénévoles travaillaient d’arrache-pied afin de refaire les pistes de compétitions détruites par la pluie qui a sévi sur la région lanaudoise au début de la fin de semaine. « C’était l’enfer », déclare Mme Perron. «Des bénévoles ont travaillé toute la journée parce qu’il annonçait de la faible pluie au cours de la journée de vendredi. À 22 h le soir, il n’y avait plus de piste. Au cours de la nuit de vendredi à samedi, pas loin d’une vingtaine de bénévoles ont reconstruit les pistes. Ils ont tout fait, ils ont fait des miracles», déclare-t-elle un sourire en coin.
Malgré tout, Mme Perron est d’avis que l’événement fut encore une fois un franc succès. « Honnêtement, je pense que nous sommes la plus grosse course en Amérique du Nord au niveau de la qualité de la piste et du nombre de coureurs. Nous avons eu encore une fois beaucoup de visiteurs et cela me semble être relié à notre sauce, notre bonne humeur, bref, à notre équipe dynamique ». Stéphane Laurin, président et conseiller de l’événement semblait tout aussi satisfait. « Année après année, on épate les coureurs. C’est impressionnant pour eux de partir de la ligne de départ et d’avoir du monde pratiquement tout le long de la piste. Ils n’ont jamais vu cela, malgré qu’ils effectuent une quinzaine de courses par année aux quatre coins du globe. »
Rosaire Perron met pour sa part en évidence l’importance du public. « Notre idée première, c’est de faire sortir le monde des maisons. À ce temps-ci de l’année, les gens sont tannés des mauvaises nouvelles et d’être cloîtrés à l’intérieur. » L’Internationale des chiens de traîneaux de Lanaudière a donc apporté, encore une fois cette année, la joie et le bonheur d’être à l’extérieur en compagnie de ses proches.