«J'ai rien à me mettre!»
(Attention! La lecture de cette chronique pourrait engendrer une incompréhension, voire un inconfort du côté de la gent masculine. Messieurs, vous vous apprêtez à infiltrer l'univers féminin. Une ouverture d'esprit serait appréciée.)
Les filles, imaginez-vous donc que le fameux «J'ai rien à me mettre!» a encore une fois cogné à ma porte de garde-robe ce matin. Vous connaissez le scénario typique de ces mauvaises journées, ces «bad hair days». Le réveille-matin sonne une fois, deux fois, trois fois… Dans mon cas, il s'arrête à trois puisque mon Jules a instauré à ce sujet un règlement qu'il qualifie de «loi non écrite». Cet article stipule que «Femme» n'a droit qu'à deux «snoozes» seulement. Bref, après avoir amplement utilisé mes droits, j'ai procédé à l'arrêt complet du désagréable engin, je parle ici du réveil, bien entendu. Mes lourdes paupières se sont ensuite refermées pour voler quelques minutes supplémentaires au sablier. Lorsque j'ai finalement réussi à sortir ma peau du lit, le mal était fait, le temps écoulé. J'ai sauté dans la douche et me suis positionnée devant ce trop petit espace qu'on appelle garde-robe. Un sentiment d'angoisse s'est immédiatement emparé de mon humeur qui tarde toujours à être bonne dans de telles circonstances. Qu'est-ce qu'on peut bien porter quand le panier à linge déborde et que le temps file? «J'ai rien à me mettre!», me suis-je écriée, dans ma tête, puisque «Homme» dort toujours, lui. Dans ce genre de situation, je tente toujours de me convaincre que dans le fond, les vêtements ne sont que des bouts de tissus qui ne servent qu'à protéger nos corps… Comme d'habitude, j'ai évidemment fini par trouver quelque chose. Avant de partir au bureau, lorsque mon amoureux a glissé un baiser sur ma joue en disant: «Tu es belle ce matin!», j'ai soupiré aux malheurs, mais surtout, aux joies d'être une femme.