La Nouvelle-Zélande
Cette semaine, je vous propose un dépaysement total. Je vous emmène au bout du monde, aux antipodes, en Nouvelle-Zélande. La Nouvelle-Zélande est le pays le plus méridional de l’hémisphère sud et donc pourrait se comparer avec les vignobles les plus septentrionaux de l’hémisphère nord. Là ne s’arrête pas la comparaison, bien au contraire, le vignoble Néo-Zélandais est dans bien des cas, une réplique exacte de la Bourgogne.
Pinot noir, Pinot gris, Chardonnay y sont cultivés en quantité de même que le Sauvignon blanc très populaire en Val de Loire, région tout aussi nordique. L’histoire du vignoble néo-zélandais débute en 1819 alors qu’un missionnaire y apporte quelques pieds de vigne. L’épidémie de phylloxéra de 1895 mettra un terme à l’aventure. Il faudra attendre les années 1960 avant de voir un véritable renouveau viticole au pays des kiwis. Le vignoble tel qu’on le connaît maintenant est né des efforts des 25 dernières années. Dans les années 70-80, alors que la viticulture entreprenait le tournant technologique partout à travers le monde afin d’harmoniser les pratiques, les cultures, les climats et les terroirs, les Néo-Zélandais entraient de plain-pied dans l’aventure ayant dans leurs bagages l’expérience des vignerons de toute la planète.
C’est de cette façon que les sols ont été plantés en fonction de leurs qualités intrinsèques, composition du sol, alcalinité ou acidité, pente, pluviométrie, orientation, exposition au soleil, etc., tout a été compilé et étudié avant de planter quelque variété que ce soit. De cette façon, les vignerons ont sauvé un temps fou en essai et erreur contrairement à la majorité des pionniers de la viticulture dans le Nouveau-Monde. Peut-être n’ont-ils été que chanceux mais j’ose croire qu’ils ont été plus intelligents que chanceux.
Ils avaient des siècles d’expériences à leur disposition et en ont tiré profit. D’ailleurs, selon plusieurs experts ou devrais-je dire, amateurs sérieux, les vins élaborés à partir de Sauvignon blanc cultivé dans les sols alluvionnaires caillouteux de la région de Marlborough ont une telle expression qu’ils sont considérés comme la quintessence de ce que doit être un Sauvignon blanc. En d’autres termes, outre les Néo-Zélandais, plusieurs pensent que ce sont les meilleurs Sauvignons blancs au monde!
Cette semaine, je me mouille. Je vous propose trois vins, tous de la même maison, Amisfield, qui est située dans la région de Central Otago.
Ce ne sont pas des vins à portée de toutes les bourses mais chose certaine ce sont des achats que vous ne regretterez pas. Ils sont issus de deux cépages seulement; le Pinot gris et le Pinot noir. La haute altitude, le climat frais, les étés longs et ensoleillés de même que des terroirs appropriés à chacun des cépages, sans parler du savoir-faire extraordinaire des vignerons, font des vins de la maison Amisfield de purs délices pour le palais.
Lors de la soirée Gourmands et Gourmets que j’organise annuellement, j’ai eu le plaisir de goûter le Lake Hayes, vin rouge élaboré à partir de Pinot noir qui a fait le délice des convives présents.
Plusieurs, dont moi, qui ne sommes pas des grands fans de Pinot noir ont non seulement été surpris mais conquis par son bouquet expressif et son goût savoureux. (37,25$ de pur délice)
J’aimerais ajouter à ce choix, son grand frère, le Pinot Noir Amisfield, Central Otago. Encore plus de saveur, des arômes de fruits noirs, de cuir… ah! et puis, je vous laisse le découvrir, somptueux à 44,00$ la bouteille.
Finalement, le Pinot gris Amisfield, Central Otago. Vin blanc tranquille aux arômes et parfums bien présents mais aussi avec de belles notes toutes en subtilité. À 37,25$, c’est vraiment plus que du bonbon. Je n’ai pas vérifié ailleurs mais je sais que la succursale de la SAQ Sélection coin Cherrier et Notre-Dame en a fait bonne provision. Hâtez-vous car le grand frère n’est produit qu’en petites quantités et n’est pas disponible à l’année.