On reconnaît ici, dans l’ordre habituel, Colette Doré Thibault (présidente de Fin à la faim), Jeannot Lemay (président d’honneur de l’événement), Luc Guérin, acteur principal de la pièce, Lysanne Turcotte et Danika Croteau du comité organisateur. (Photo : Gérard Legault)
Du théâtre pour mettre fin à la faim
L’organisme prépare une activité de financement pour combler les besoins grandissants
par Jean Numa Goudou
Le Théâtre Hector-Charland de L’Assomption accueille, le jeudi 27 août prochain, « C’est notre chanson », une comédie musicale de l’Américain Neil Simon. La pièce sera interprétée pour la première fois en français et au Québec par Luc Guérin et Catherine Sénart au profit de l’organisme Fin à la faim qui aide les familles démunies.
C’est l’histoire d’un compositeur de chansons à succès qui embarque dans une nouvelle collaboration avec une parolière. Et, en recherchant de l'harmonie musicale, ils tombent sur l’amour sans s’en rendre compte. Leur parcours est émaillé de heurts, mais il est fulgurant à la fin.
Luc Guérin, acteur principal de la pièce, trouve qu’utiliser le théâtre pour organiser une souscription est une « très bonne chose ». « Il faut modifier la façon dont on approche les gens et la manière qu’on sollicite les donateurs », croit-il.
L’organisme Fin à la faim espère amasser 25 000 dollars afin de venir en aide, en moyenne, à plus de 120 familles lanaudoises dans le besoin chaque semaine. C’est 10.000 dollars de plus depuis une quinzaine d’années d’existence de cette œuvre de bienfaisance.
Victime de la récession
Depuis 2008, « la demande est très grande » constate Colette Doré Thuibault, présidente de l’oeuvre. En plus d’un roulement de 300 familles, 300 nouvelles inscriptions se sont rajoutées à la liste cette année-là.
Les besoins risquent d’augmenter en 2009 prévoit le Comité organisateur de la souscription. La récession qui s’abat partout n’enjolive pas les perspectives, déplore Mme Thibault.
L’organisme qui ramasse six jours par semaine des denrées non périssables et des restants non avariés de plats cuisinés et différents articles d’épicerie se rend compte que, de plus en plus, la cueillette est moins bonne. Le Comité affirme sans détour qu’il est « victime de la récession » actuelle.
«On remarque que les commerçants gèrent mieux leurs pertes et font une gestion plus serrée de leurs repas cuisinés par exemple », indique la dirigeante de Fin à la fin. Cette gérance austère des dirigeants d’entreprises de la région oblige l’organisme à puiser même dans ses réserves présentement. « On est rendu à acheter de la nourriture pour compléter nos comptoirs ». De façon générale il s’agit d’achats locaux.
Sans vouloir jeter un pavé dans la mare, le comédien Luc Guérin trouve quant à lui que la crise économique a bon dos. « Je sais qu’elle existe bel et bien la récession, dit-il, mais je trouve qu’on fait passer trop de choses au nom de la récession. Les démarches humanitaires sont de plus en plus difficiles. »
« Ils (les commerçants) sont plus craintifs à donner, ne sachant pas dans quel environnement ils seront demain », ajoute Danika Croteau, une femme d’affaires lanaudoise qui vient de joindre le Comité organisateur de l’événement.
Outre les 60 bénévoles de l’organisme, 19 « gouverneurs » travaillent à la réussite du spectacle. Les gouverneurs sont des piliers comme les gens d’affaires, politiciens entre autres qui s’occupent de la vente de billets, de la recherche de commandites etc.
On y retrouve, entre autres, Sébastien Nadeau directeur régional des Hebdos Transcontinental pour Lanaudière, Linda Mallette de la Chambre de commerce, Jeannot Lemay, conseiller municipal à la Ville de Repentigny, qui, cette année est le président d’honneur de l’événement.
M. Lemay collabore déjà depuis plusieurs années avec l’organisme à travers de sa Fondation « Un Noël pour les enfants oubliés ». Chaque fin d’année il distribue à des familles qui sollicitent Fin à la faim environ 300 cadeaux neufs, sur un total de 800.
Le coût de participation au spectacle est de 75$ pour le parterre et de 56$ pour une place au balcon.