On a retrouvé la fillette en Haïti
Après plusieurs tentatives, le Service de police de Repentigny réussit à parler à la jeune fille en Haïti. La fillette de 7 ans se porterait bien.
Disparue depuis le lundi 9 février, le Service de police aurait eu toutes les misères du monde à communiquer avec la petite fille. Vendredi, la sûreté municipale a même émis un avis de disparition aux médias devant le peu de coopération apparent de son père.
Lundi matin, la sergente détective Julie Cardenass finit par parler avec la fillette. On lui pose d'abord des questions pour s'assurer qu'on parle bel et bien à la bonne fillette. On l'interroge sur son école, ses camardes de classe et ses professeurs. On lui demande ensuite pourquoi elle a peur de son père. La jeune répond que celui-ci la frappait entre autres lorsqu'elle faisait pipi dans son lit. L'appel a été placé sur le cellulaire de la mère en Haïti. Elle était supposément accompagnée d'une amie de la famille au moment de l'appel, en raison de l'absence de sa mère. C'est d'ailleurs cette amie qui a répondu au téléphone. Ce n'était pas la première fois que la sergente essayait de parler à la mère. Cette dernière raccrochait la ligne chaque fois.
Pas en Haïti depuis février
La disparition de la fillette a été signalée par la direction de son école. Depuis ce jour, aucune nouvelle de l'enfant n’a été obtenue ni de la famille ni de son entourage. Contactée par les autorités policières, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et la direction de l'école, le père, résidant de Repentigny, a souligné que sa fille était en Haïti avec sa mère depuis tout ce temps. Il faut noter que la DPJ tenait un dossier sur le père avant cette histoire de disparition.
La petite semble finalement être en Haïti, mais les autorités policières ne sont pas convaincues qu'elle y est depuis le mois de février, comme son père le stipule. « On a vérifié avec les douanes canadiennes, américaines et haïtiennes et nous n'avons pas trouvé de trace du départ de la fillette. C'est sûr qu'elle n'est pas là depuis le mois de février », explique la sergente Cardenass. C'est d'ailleurs pour ça que la disparition n'a été médiatisée que ce week-end. Les policiers vérifiaient ces dires.
Lors d'un entretien téléphonique avec le chroniqueur judiciaire, Claude Poirier, lundi matin à LCN, le pèere a répondu aux accusations qu'on lui porte sur sa mauvaise collaboration dans ce dossier. Le père s'est défendu en disant que ce sont les autorités policières qui ont mal fait leur travail. Il souligne qu'il a remis des numéros de téléphone aux policiers et que ces derniers ont été brutaux lors des interrogatoires. « J'étais là à sa troisième interrogation et tout s'est passé correctement », précise la sergente.
Bien qu'elles aient localisé la petite , les autorités policières ne peuvent pas exiger un retour de la fillette en sol québécois. Toutefois, la Gendarmerie royale canadienne (GRC) devrait aller faire son tour en Haïti, pour s'assurer que tout se passe bien pour la petite.