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Pénurie de médecins et soins privés : des dossiers suivis par Guillaume Tremblay

Article mis en ligne le 11 mai 2009 à 23:52
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Pénurie de médecins et soins privés : des dossiers suivis par Guillaume Tremblay
Guillaume Tremblay réclame des objectifs clairs de la part du ministre de la santé. (Photo : Yves Ranger)
Pénurie de médecins et soins privés : des dossiers suivis par Guillaume Tremblay
par Mélanie Adam
Selon Guillaume Tremblay, député du Parti québécois dans Masson, le secteur privé n'est pas une solution viable dans le domaine de la santé et des services sociaux au Québec.
Le député croit que l'importance accordée aux services de santé privés risque de nuire à l'objectif premier du système de santé public au Québec qui est d'offrir des soins gratuits à tous. Selon lui, les cliniques privées doivent céder leur place aux GMF (groupe de médecine familiale) qui, rappelle-t-il, sont la création du Parti Québécois. «Il n'est pas normal que les patients soient obligés de se tourner vers le secteur privé pour se faire soigner, parce qu'il n'y a pas de place pour eux au public ou que l'attente est trop longue. Il est encore temps de fermer la porte à ceux qui veulent faire du profit au détriment d'une société en santé», explique Guillaume Tremblay.

En visitant plusieurs hôpitaux de la Rive-Nord, le député de Masson a constaté plusieurs anomalies dans le système de santé actuel, «des histoires d'horreur et des non-sens» : des patients refusés à des cliniques de sans rendez-vous et confiés aux urgences des hôpitaux qui débordent, de l'équipement médical (atèle) vendu dans les hôpitaux, des frais interurbains entre La Plaine et le CHPLG. Toutefois, il ne croit pas que la présence des cliniques privées à proximité des centres hospitaliers soit une des solutions à tous ces maux.

«Je crois que le gouvernement aurait avantage à réorganiser le travail, des professionnels de la santé, à redonner le pouvoir aux directeurs généraux des hôpitaux, à restreindre l'utilisation des agences de placement privées qui coûtent chers à l'État et aux contribuables», émet-il.

Soutenant l'enjeu électoral de son parti d'avoir un médecin par citoyen, le député de Masson remet à l'ordre du jour le manque de médecins omnipraticiens. «Comment pouvons-nous combler les places manquantes, alors que 48,2 % des médecins diplômés de l'Université McGill vont pratiquer à l'étranger? C'est inacceptable. Selon moi, les clés de la réussite seraient d'ouvrir les facultés à plus de médecins et d'infirmières, ainsi que les obliger à pratiquer un minimum d'années au Québec», soutient-il.

Finalement, Guillaume Tremblay insiste pour que le gouvernement actuel prenne position et qu'il définisse clairement ses objectifs quant à l'avenir du réseau de la santé et des services sociaux. «Lorsque j'ai questionné le ministre Yves Bolduc à ce sujet, il a avoué qu'il avait abandonné la mise en place d'objectifs pour améliorer les soins aux patients dans les hôpitaux. C'est aberrant de la part d'un ministre», a-t-il terminé.

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