Le député de Repentigny, Nicolas Dufour, a croisé le fer jeudi dernier à la Chambre des communes avec le ministre d’État du gouvernement conservateur sur la question du financement de la recherche universitaire. Durant une trentaine de minutes, le député a vivement dénoncé les coupures de 162 millions de dollars dans la recherche scientifique.
Rappelons que le Dr. Rafick Pierre Sékaly de l’Université de Montréal a annoncé qu’il s’envolera sous peu pour la Floride en raison du manque de soutien de la part du gouvernement fédéral. Il amènera avec lui son équipe de 25 scientifiques. « Le sous-financement de la recherche a des conséquences désastreuses sur nos universités. Si le gouvernement n’investit pas maintenant, l’exode des cerveaux se poursuivra », a déclaré le député de Repentigny.
« Alors que nos universités ont un manque criant de financement, le gouvernement conservateur en rajoute en coupant dans les budgets de recherche. Seulement cent jours après le dépôt du budget fédéral et les chercheurs commencent déjà à quitter le Québec », s’est indigné le porte-parole du Bloc Québécois en matière de jeunesse.
Depuis janvier dernier, M. Dufour a rencontré à plusieurs reprises les fédérations étudiantes et les syndicats d’enseignements afin de connaître leur point de vue sur le sujet. « Dans les trois derniers mois, j’ai eu l’occasion de constater à quel point l’indignation est forte dans la communauté universitaire et scientifique. C’est étrange de voir les libéraux dénoncer cette décision depuis une semaine, alors que ces coupures ont été effectuées il y a déjà trois mois », a poursuivi le député bloquiste.
Le député Nicolas Dufour invite les étudiants et l’ensemble de la population de la région à se rendre sur le site Internet du Bloc Québécois au
www.blocquebecois.org pour signer la pétition qui vise à soutenir la recherche scientifique. « Le but de cette pétition est de m’assurer que le gouvernement Harper entende raison. J’ai donc besoin du soutien des gens de ma région. C’est souvent en soulevant l’opinion publique qu’on finit par changer les choses. »