Jimmy Pomerleau l'a échappé belle. On le voit ici avec un défibrillateur, l'outil qui lui permet d'être encore en vie.(Photo : Gérard Legault)
Grâce au défibrillateur, Jimmy renaît
Première rencontre avec les médias depuis son électrocution
C'est un Jimmy Pomerleau en pleine possession de ses moyens qui s'est retrouvé devant la presse pour faire part de ses impressions sur sa mésaventure qui a par contre connu une belle fin.
Hollywood ne pourra pas écrire un meilleur scénario. Électrocuté, le matin du 3 décembre 2008, le Repentignois de 20 ans est sauvé in extremis par les policiers de L'Assomption, Sylvain Bédard et Sophie Légaré, munis d'un défibrillateur. « Je ne me rappelle de rien. Je me suis réveillé à l'hôpital, sans comprendre ce qu'il m'arrivait. J'avais une perte de mémoire constante, mais là je suis revenu à 100 % », indique celui qui a tout de même été amputé de deux orteils. « Je n'ai plus de problème d'équilibre. J'aime mieux perdre deux orteils, que la vie. Aujourd'hui, je tente de profiter davantage de mes journées. Je suis chanceux d'être encore ici », ajoute Jimmy, un ramoneur.
Toujours en arrêt de travail, Jimmy fait de l'ergothérapie. On le prépare à son retour au travail en simulant les tâches qu'il devra accomplir. Jimmy ne sait pas encore si la peur va l'envahir lorsqu'il grimpera à une échelle.
Rappelons que Jimmy venait de finir son travail de ramonage dans une cheminée d'une résidence de Saint-Sulpice lorsqu'il a été électrocuté. « Il ventait beaucoup cette journée-là. L'échelle a basculé sur les fils électriques. Je tenais l'échelle avec Jimmy. J'ai vu des étincelles aux bas de l'échelle et j'ai vu Jimmy être électrocuté. J'ai donné un coup sec sur l'échelle et j'ai immédiatement pris son pouls », explique Gabriel Séguin, partenaire de travail de la victime, conscient qu'il l'a également échappé belle. La vitesse avec laquelle il s'est débarrassé de l'échelle expliquerait pourquoi il s'en est sorti indemne.
L'intervention de son collègue, de celle du passant qui a alerté les policiers de la Sécurité publique du Québec, qui eux étaient dans le coin par hasard, l'arrivée de la patrouille de L'Assomption et surtout du défibrillateur, jusqu'à celle des ambulanciers, tout ça dans le temps de le dire, permet à Jimmy d'être encore vivant.
Stéphane Gianetto, commandant au Service de police de L'Assomption/Saint-Sulpice a d'ailleurs souligné le remarquable travail effectué par les différents intervenants. Il a également fait part de l'importance pour les services policiers de se munir d'un défibrillateur, un outil qui sauve des vies.
Le policier, Sylvain Ménard en sait quelque chose. « J'ai dû utiliser le défibrillateur à deux reprises depuis mon arrivée à L'Assomption en 2004. Deux fois, on a ramené la personne à la vie. Pendant l'opération, je suis dans ma bulle. Il n'y a qu'une chose qui compte, ramener la personne à la vie. Quand ça se produit, c'est un sentiment d'accomplissement énorme », explique l'agent Ménard.