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Le Gardeur préoccupe les travailleurs de rue de Repentigny

L’organisme aurait besoin de 40 000$ de plus

Article mis en ligne le 26 mai 2009 à 14:36
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Le Gardeur préoccupe les travailleurs de rue de Repentigny
L’organisme aurait besoin de 40 000$ de plus
par Jean Numa Goudou
L’organisme Travail de rue de Repentigny (TRR) commence à s’intéresser à Le Gardeur où un «bassin important de jeunes» est en proie de plus en plus à de l’itinérance et la délinquance. «J’ai l’intention de demander à mon équipe d’aller faire un peu plus de terrain» dans ce secteur, confie à Hebdo Rive-Nord Pierre Themens le coordonnateur de l’organisme.
Il y a environ trois ans, le Service de police de la Ville de Repentigny (SPVM) avait approché TRR concernant des «attroupements un peu inquiétants» de 30 à 40 jeunes massés devant des dépanneurs à Le Gardeur. «La police à ce moment là ne voulait pas commencer à faire de la répression mais plutôt de la prévention», souligne M.Themens.

Mais l’organisme n’avait pas assez de moyens pour étendre ses interventions sur ce secteur. Seulement deux travailleurs de rue sillonnent à temps plein Repentigny depuis une dizaine d’années. «Il arrive souvent qu’il font du temps supplémentaire, note le coordonnateur de TRR, j’ai beaucoup de difficultés à avoir du financement pour une troisième personne».

Le TRR, qui souffre d’un manque à gagner de 40.000 $, vient en aide, en moyenne, à 225 personnes de 18 à 35 ans. «Je peux confirmer que si on avait une troisième personne mes statistiques augmenteraient à tous les chapitres», lance Pierre Themens.

La question de fonds n’est toujours pas réglée. Mais, M.Themens juge qu’il ne faut pas laisser Le gardeur aller comme cela. D’où, une présence à temps partiel de TRR dans ce secteur où «il y a beaucoup de jeunes». Au total, 25% de la population lanaudoise est composée de jeunes.
Toxicomanie et santé mentale
Les travailleurs de rue travaillent tous les jours sur cinq grands thèmes liés à l’itinérance et la délinquance. Il s’agit, d’une part, des «difficultés relationnelles» (chicane de couple), de l’«instabilité domiciliaire» (itinérance proprement dite).
À ce propos, TRR dit observer une rareté sévère de logements à prix abordable à Repentigny. «Contrairement à Montréal, il y aura pas de gens qui vont dormir sur les bancs de parc, note l’intervenant, mais trouver un logement pour une personne à faible revenu, il faut le chercher et il faut le trouver».

L’organisme se voit obligé d’adresser les gens aux Centres d’hébergement d’urgence. «Cela arrive régulièrement que des personnes viennent nous voir pour nous dire : ce soir je n’ai pas d’endroit où coucher»

En troisième lieu, de nombreux cas de santé mentale sont répertoriés. «Je dirais que ces cas là s’intensifient d’année en année», fait remarquer l’intervenant en délinquance.

Deux autres problématiques, et non des moindres, préoccupent l’organisme : la «précarité financière» et la «toxicomanie». «Ce qui nous touche dans la région depuis les dernières années c’est bien sûr la consommation de pilules». L’amphétamine, appelé également «speed» est la drogue la plus prisée par les jeunes selon le coordonnateur de TRR.

«Les écoles peuvent le confirmer, renchérit Pierre Themens, des jeunes qui arrivent à l’école lundi matin et qui n’ont pas dormi depuis vendredi, il y a en a beaucoup. Les sections psychiatriques des hôpitaux sont débordées également.»

Souvent les problèmes de santé mentale sont liés à la consommation de drogues dures souligne Pierre Themens.

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