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Aller au bout de soi-même pour une bonne cause

José-Antonio Pires par José-Antonio Pires
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Article mis en ligne le 28 mai 2009 à 11:53
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Aller au bout de soi-même pour une bonne cause
Un dernier tour émouvant au bout de 24 heures alors que les quatre héros se tenaient par la main. (Photo : courtoisie)
Aller au bout de soi-même pour une bonne cause
Le quatuor de l’école secondaire Félix-Leclerc, Pierre Bouchard, Martin Hébert, Yannick Dubois et André Marois ont fait de leur 24 heures de course un événement qui dépasse toutes attentes. Pas moins de 23 500 $ ont été amassés.
Ils ont parcouru 294 km, soit environ 70 km chacun sur le circuit de Jean-Baptiste-Meilleur. Chaque heure, les coureurs se relayaient (6 x 1 heure). Il y a à peine quelques mois, le quatuor visait une modique somme qui variait de 2000 $ à 5000 $. Le montant recueilli est largement dépassé. Les 23 500 $ seront partagés avec la Fondation pour l’encouragement scolaire et le Centre de prévention du suicide de Lanaudière.

« L’engouement pour l’événement était incroyable. Tout a déboulé tout d’un coup. On ne savait plus où donner de la tête, tellement le projet est devenu gros », raconte Pierre Bouchard, conseiller pédagogique. « Cela a fait boule de neige. Les gens nous voyaient nous entraîner et nous ont rapidement donné leur appui », ajoute André Marois, enseignant en éducation physique.

On ressent aussi cet engouement sur la piste durant le 24 heures. Au départ, vendredi dernier, plusieurs accompagnaient les coureurs, dont la mairesse de Repentigny, Chantal Deschamps, elle qui a d’ailleurs fait quelques tours de piste. À leur dernier tour, 24 heures plus tard (samedi, 17 h), bon nombre les attendaient. Tout au long du 24 h, collègues, amis et membres de la famille se sont joints aux coureurs pour les encourager et parfois même pour entreprendre quelques foulées sur la piste. L’exploit de quatre hommes pouvait également être suivi via Internet. « Il y a même un coureur qui est venu nous rejoindre durant la nuit, après nous avoir vus sur Internet. C’est formidable. »

Au cours de leur 24 heures, les coureurs ont éprouvé des difficultés sur la piste à des moments différents. Pour un, c’était au début et pour un autre, c’était à la fin.

L’événement vient à peine de se terminer, qu’on discute déjà d’un deuxième rendez-vous. « J’ai envie de rendre ça encore plus gros. Je cois qu’un 48 heures peut être réalisable avec deux coureurs supplémentaires. C’est très exigeant comme défi. L’entraînement est dur autant pour le participant que pour la famille, mais on s’encourage en se disant que c’est pour une bonne cause. On est tellement heureux des retombées et pas seulement monétaires. Il y a des gens qui se sont mis à la course en nous voyant », mentionne un Pierre Bouchard, plus maigre de 50 livres.

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