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François Legault quitte, inquiet

Rencontre remplie d’émotion à Sainte-Julienne

Jean Joubert par Jean Joubert
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Article mis en ligne le 26 juin 2009 à 9:55
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François Legault quitte, inquiet
François Legault aimerait bien qu’en tant que société on se pose des questions sur notre avenir…
François Legault quitte, inquiet
Rencontre remplie d’émotion à Sainte-Julienne
Limité dans ses actions pour faire progresser le Québec dans son rôle dans l’Opposition officielle et ne voyant probablement pas le jour où son parti sera de retour au pouvoir, le député de Rousseau, François Legault quitte la politique, inquiet.
Amis et supporteurs ont fait le pied de grue de longues minutes avant de pouvoir témoigner leur affection au député démissionnaire François Legault. Poignées de main, pleurs, accolades ont marqué l’arrivée du député de Rousseau à son bureau de comté à Sainte-Julienne. Avant d’expliquer sa décision et de répondre aux questions des médias, M. Legault a sincèrement remercié tous ses partenaires et collaborateurs. « C’est un privilège pour moi d’avoir travaillé avec vous et d’avoir été votre député. J’ai appris à travers les organisations et les dossiers à découvrir des gens vrais avec un grand cœur. », a dit M. Legault avec bien plus que des trémolos dans la voix. M. Legault s’est dit particulièrement fier des gens de Rousseau qui, à son arrivée, il y a un peu plus de 10 ans, n’avaient pas voix au chapitre et qu’aujourd’hui ils revendiquaient ce à quoi ils avaient droit. « Il ne faut pas que tout ça tombe. Il faut continuer à se battre et faire avancer les gens de Rousseau. », a laissé comme message M. Legault à ses partisans.
Décision réfléchie
Ce ne sont pas les derniers jours qui ont motivé la décision de François Legault. Il y a quelque temps déjà, il avait confié à ses proches collaborateurs son sentiment de tourner en rond. « Je me suis rendu compte qu’on est limité en étant à Québec. Je ne suis pas là juste pour critiquer. Je suis un homme d’action et je veux faire avancer les choses », a dit M. Legault sans aller plus loin. M. Legault a laissé entendre qu’il était difficile de suivre la ligne de conduite imposée par la parti, mais il a immédiatement ajouté qu’il ne fallait pas compter sur lui pour faire des déclarations publiques sur l’actualité.
Inquiet
Est-il déçu, découragé ou désabusé ? « Non, je suis inquiet. Très inquiet pour trois raisons. Tout d'abord, le Québec est moins riche que tous les autres états et le seul moyen de s’en sortir est d’instruire et de former les Québécois. Deuxièmement, je vois deux grands réseaux qui ne fonctionnent pas : la santé et l’éducation. Il faudra changer les mentalités, développer de nouvelles approches orientées vers les résultats. Finalement, et ça c’est assez désolant, le Québec opère avec l’argent de nos enfants. Nous n’avons pas le droit de faire ça, plaide François Legault, visiblement choqué de cet état de chose. Je croyais que nous en avions terminé avec les déficits, mais nous avons un déficit structurel. On dépense l’argent que nous n’avons pas. C’est inacceptable. »
Adieu ou au revoir ?
Questionné à savoir s’il mettait un terme définitif sur la politique, M. Legault a répondu qu’il ne faut jamais dire jamais, « mais je ne quitte pas en prévision d’effectuer un retour plus tard. » Après 10 ans en politique, M. Legault a indiqué qu’il prend quelques mois de vacances avant de retourner « probablement dans le milieu des affaires. »

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Claude Roy

Commentaire mis en ligne le 28 juin 2009
FRANCOIS LEGAULT : COMME GUY LAFLEUR ?


Le départ de François Legault tournera sans aucun doute, une page importante de l’histoire du Parti Québécois au même titre que Guy Lafleur lorsqu’il a pris sa retraite et quitté le Canadien de Montréal.

Mais les comparaisons ne s’arrêtent pas là, puisqu’à mon avis, ils étaient tous deux, dotés d’un grand talent naturel, d’une excellente vision du jeu, et n’avaient pas peur d’aller dans les coins lorsque c’était nécessaire.

Évidemment, leurs premiers objectifs étaient de marquer des points et de faire gagner leurs équipes respectives, mais pour ce faire, ils devaient évoluer sur le premier trio.

Cependant, lorsqu’arrive un nouveau coach qui change constamment le plan de match et se met à chambarder toutes les lignes d’attaque, tout en vous clouant au banc pour la moindre erreur en défensive, vous songez tranquillement a tirer votre révérence avant que cela ne devienne gênant et que votre équipe se retrouve dans les bas fond du classement.

De toute évidence, la coach du P.Q, a perdu son vestiaire.

François Legault lui laisse donc toute l’attention et les feux de la rampe qu’elle désirait depuis si longtemps parce que comme Guy Lafleur, il prenait de la place, et dérangeait par ses déclarations empreintes de vérité et loin de la langue de bois.

Bien entendu, on ne peut remporter la coupe Stanley à chaque saison, comme on ne peut gagner toutes les batailles électorales, mais dans les deux cas, il faut au moins s’assurer d’avoir la meilleure équipe possible, être compétitif, et avoir une réelle chance de gagner, à chaque fois.

Le départ de François Legault affaiblira considérablement l’équipe du Parti Québécois, au même titre que lorsque le démon blond a quitté le Canadien.

Mais rappelez-vous, quelques années plus tard, Guy Lafleur a pris tout le monde par surprise et a fait un retour au jeu…avec une autre équipe.

L’histoire se répétera t’elle ?


Claude Roy
Sainte-Julienne

Pierre Morin

Commentaire mis en ligne le 27 juin 2009
À l’évidence, François Legault c’était trompé de parti et n’eut-été de sa soif de pouvoir, le pouvoir tout de suite, c’est à l’ADQ qu’il aurait dû atterrir.

Son « testament politique », c’est le discours des adéquistes depuis la création du Parti. Parce que c’est l’ADQ qui, depuis 1994, alerte les Québécois sur les vaches sacrées de l’État providence. C’est l’ADQ qui a sonné l’alarme sur le déficit structurel dénoncé aujourd’hui par Legault, qui a proposé des solutions en santé et en éducation pour éviter l’effondrement de ces services.

Que faisait donc François Legault pendant que nous dénoncions la dérive budgétaire de l’Étatquébécois? Il contribuait à l’augmentation de la dette de chaque Québécois, même des poupons, en défendant, entre autres, des façons de faire obsolètes et des programmes mal ficelés dont les coûts étaient sous-estimés.

Chez nos voisins