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Le système de transports caractérise les Internationaux

José-Antonio Pires par José-Antonio Pires
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Article mis en ligne le 2 septembre 2009 à 16:48
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Le système de transports caractérise les Internationaux
Le système de transports est typique aux Internationaux de Repentigny. (Photo : Roger Lacoste)
Le système de transports caractérise les Internationaux
Pour qu'il y ait un tournoi de tennis junior à saveur internationale à Repentigny, il faut bien que quelqu'un aille chercher les athlètes. C'est en plein ce que font 26 chauffeurs année après année.
C'est typique à Repentigny. Le système de transports est l'un des facteurs qui caractérisent cet événement annuel. La semaine prochaine à New York, pour le US open junior, les athlètes voyageront tous ensemble dans le même autobus. Les joueurs sont logés au même endroit.

Ce sont donc 26 chauffeurs de huit mini-fourgonnette qui voient à ce que les futures vedettes du tennis professionnel arrivent à temps ici et là, notamment sur les terrains et à l'aéroport. Ce service dure deux semaines, puisque certains athlètes arrivent une semaine avant les hostilités. On parle alors d'une moyenne de 80 heures de bénévolat par chauffeurs.

Bien sûr, à travers ces 24 années de transports, les anecdotes s'empilent. « On a que de belles choses à dire. Qu'ils perdent ou qu'ils gagnent, ils restent les mêmes. C'en est surprenant, il n'y a pas trop d'émotions. Pour eux, c'est normal. Moi, quand je perds, je ne suis pas content », lance Gilles Laperrière, chauffeurs depuis 1996, mais avant tout un amateur de tennis. Parlant d'émotion, M. Laperrière a goûté à celle de la mère de l'actuelle no1 au monde sur le circuit WTA, Dinara Safina. Elle était l'entraîneuse de sa fille, en 2001 lors de son passage aux Internationaux de tennis junior de Repentigny. « Je devais aller la chercher à Charlemagne à 16 h, mais la pluie est venue tout chambarder. C'était un peu la panique sur le site au parc Larochelle. Dans tout ce brouhaha, j'ai oublié. Oh là! Là! Elle est venue me voir au bureau le lendemain. Je ne comprends pas la langue russe, mais j'ai compris qu'elle n'était pas de bonne humeur », se rappelle-t-il.
La langue
Le transport de ces athlètes de différentes nationalités laisse place également à des faits cocasses. Ce ne sont pas tous les joueurs qui sont habiles avec la langue française ou anglaise. Le langage des signes est alors la seule solution. « Ce n'est pas toujours évident de comprendre que l'athlète veut manger des pâtes lorsque l'on parle seulement avec des signes. »
Ce séjour passé auprès de ces jeunes représente beaucoup pour l'équipe. C'est souvent la larme à l'œil qu'on dépose les athlètes à l'aéroport. « Il y a une entraîneuse du circuit ITF, Roberta, une Brésilienne, qui pleure chaque fois. Elle vient ici depuis plusieurs années et c'est toujours pareil. Elle embrasse tous les chauffeurs et elle pleure. Ce ne sont pas juste les joueurs et les chauffeurs qui s'attachent l'un à l'autre. On est d'ailleurs bien content de les revoir la saison suivante ou à la Coupe Rogers, quelques années plus tard. La plupart se souviennent de nous. Il y a juste Safina qui dit ne pas se souvenir de moi », termine M. Laperrière, aussi bénévole à la Coupe Rogers à Montréal.

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