Soirée de clôture au FAIT
Le Festival de Théâtre à L'Assomption – FAIT tire déjà à sa fin et en est à se dernière journée de représentations aujourd'hui (samedi).
La pièce Deuxième vie sera présentée à 14h cet après-midi et sera suivi d'Annette, à 16h. Mais c'est la pièce Carnets de voyage qui clôturera le festival à 19h45, au Théâtre Hector-Charland.
Tel-Aviv, Vérone, San José, Nijni-Novgorod, Danang, Berlin, Pékin, Madrid, New York, Kinshasa. Voilà le nom de villes de différents pays qui ont été visités au cours des dernières années par le théâtre montréalais Les deux mondes à l'occasion de tournées.
Carnets de voyage promet de transporter le spectateur en ces lieux, par le son et l'image. Trois écrans, un fixe au fond de la scène et deux mobiles façonnent l'espace de façon à créer le décor et recréer les lieux visités. Les images prises lors des tournées défilent et amènent le spectateur où l'action se déroule.
La troupe Les deux mondes a parcouru intensément la planète au cours de ses 30 années d'existence et Carnets de voyage se veut un peu un résumé de ces tournées, vécues par les comédiens Véronique Marchand et Jean-François Casabonne.
«La première est plus jeune, tandis que l'autre est plus mûr. Une trentaine d'années les séparent et nous suivons ces protagonistes sur le chemin de leur vie et leur voyage. Ils ont des intérêts différents de par leur âge, mais leur épopée relie les deux générations», entame le metteur en scène Daniel Meilleur.
Oui, les photos qui sont présentées aux écrans et la musique d'ambiance captée en voyage nous amène dans les lieux qui ont été visités et où les acteurs ont réfléchi, mais la pièce de théâtre offre plutôt aux spectateurs une réflexion intérieure plutôt que la découverte des recoins du monde.
«Les deux vivent des histoires différentes, parsemées de réflexions profondes. Véronique vit une rupture à cause de l'éloignement et Jean-François veut laisser sa marque. Ils nous font part des événements qu'ils ont vécu en Russie, en Chine, au Vietnam ou ailleurs», poursuit le metteur en scène.
Chose certaine, lorsqu'on voyage partout dans le monde, on en revient changé. On n'a plus les mêmes visions et les valeurs changent.
Pendant la guerre, les Vietnamiens qui tenaient impérialement à l'art, creusaient dans le sol des immenses tranchées dans lesquelles ils construisaient un local pour notamment jouer du piano sans être à découvert.
«Grâce à cela, les enfants pouvaient continuer leurs classes de piano, s'illumine Daniel Meilleur. Nous avons rencontré l'un de ces jeunes dernièrement, et il est devenu vraiment un excellent pianiste. C'est l'une des histoires que nous avons reprises et qui fait partie de la pièce.»
En bref
Production : Les deux mondes
Représentation : Samedi 19h45
Durée : 75 minutes
Coût : 29$ régulier, 18$ étudiant