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Enquête sur la construction : L’Assomption ne veut pas s’en mêler

Article mis en ligne le 27 janvier 2010 à 6:47
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Enquête sur la construction : L’Assomption ne veut pas s’en mêler
La mairesse Louise T.-Francoeur. (Photo : archives)
Enquête sur la construction : L’Assomption ne veut pas s’en mêler
par Jean Numa Goudou
N’en déplaise au député de L’Assomption Scott McKay, qui, depuis janvier dernier, fait circuler une pétition pour réclamer une commission d’enquête dans le dossier de la construction, le conseil municipal de L’Assomption ne veut pas s’en mêler.
La mairesse Louise T. Francoeur le dit sans détour à un groupe de citoyens qui le lui demandait lors de la première séance du conseil mardi dernier. La bande emmenée par la candidate malheureuse de l’Équipe Pierre Gour au poste de conseillère Judith Tardif est gonflée à bloc.

Dans la liste des municipalités qui exigent la tenue d’une enquête publique «je n’ai pas vu L’Assomption, fait remarquer Mme Tardif, le conseil municipal va-t-il appuyer l’idée qu’il y ait une commission d’enquête ?».

Dans ses éléments de réponse, la mairesse confirme d’entrée de jeu que la question est abordée «en conseil». Ce qui en ressort est que, «idéalement», la Ville ne s’en mêle pas. «Nous avons affaire régulièrement avec le gouvernement et on demande toujours des subventions, argumente Louise T. Francoeur, nous avons à traiter beaucoup de dossiers avec eux. C’est seulement que chacun reste à son niveau, à sa place».

La réponse de la mairesse tique littéralement Mme Tardif qui revient à la charge. Elle rappelle à Mme Francoeur que d’autres villes comme Montréal, Québec, Longueuil, Gatineau entre autres ont déjà réclamé une commission d’enquête.

«Est-ce à comprendre que ces villes-là auront des problèmes à avoir des subventions ?», s’interroge-t-elle. Les deux femmes sont à deux doigts d’une prise de bec. Du tac au tac, Louise T. Francoeur répond que «ce sera à ces villes là de voir. Nous, nous avons pris une décision et nous avons décidé que c’était non».

Mélanie Beauchemin, une autre Assomptioniste vient prêter main forte à Mme Tardif. «Je tiens à souligner que Mme n’est pas la seule à abonder dans ce sens là», souligne-t-elle. Au bout du compte la mairesse invite les citoyens à décrier la question sur la place publique sans nécessairement passer par le conseil municipal.

Depuis les fêtes de fin d’année, le député péquiste de L’Assomption fait circuler une pétition dans le but de mettre plus de pression sur le gouvernement libéral.

«La population et les instances de tous les niveaux ont beau demander une enquête, Jean Charest fait la sourde oreille – pire, il refuse d’aller au fond des choses. Il faut augmenter la pression sur le gouvernement, et les citoyens ont le pouvoir de le faire, notamment en signant la pétition électronique», considère M. McKay.

La pétition électronique est accessible en ligne du site Internet de l’Assemblée nationale du Québec. Des milliers de personnes l’ont déjà signée selon le bureau du député. Elle sera en ligne jusqu’au 4 février 2010 et devrait être déposée à l’Assemblée nationale à la reprise des travaux parlementaires, le 9 février. On peut signer la pétition sur le site Internet de l’Assemblée nationale à l’adresse suivante : snurl.com

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Rollande Dulong

Commentaire mis en ligne le 27 janvier 2010
Je ne vois pas bien, comment un gouvernement n'accorderait pas de subventions, uniquement à cause que des citoyens ou des élus de la ville demandent une enquête publique pour faire la lumière sur la collusion dans la construction... Où est la démocratie et le respect envers la population? Je pense même que c'est notre devoir de citoyen de faire pression sur le gouvernement afin que le problème est une chance d'être résolu.

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