Les sculptures de Daniel-Vincent Bernard seront remises aux délégations du Québec lors de la 42e Finale des Jeux d'hiver. (Photo: Roger Lacoste)
Daniel Vincent Bernard, le « sculpteur des Jeux »
Le parcours artistique de Daniel-Vincent Bernard commence avec les Jeux Olympiques de 1976 où il a présenté des œuvres à la Place Bonaventure. L'Organisation de la 42e Finale des Jeux du Québec n'allait pas rater sa chance et solliciter le sculpteur de L'Assomption.
C'est à Daniel Vincent Bernard qu'on s'est adressé pour réaliser des sculptures pour les Jeux d'hiver dans la MRC de L'Assomption. Les sculptures de bois seront remises aux délégations venues de partout au Québec. Pour eux, ce sera à la fois un souvenir indélébile de « l'enfer » dans la MRC de L'Assomption et surtout, une pièce de collection fait de la main d'un artiste de renommée internationale. Même si l'enfer ne l'allume pas particulièrement, l'artiste s'inspire de Tison. « La thématique de l'enfer s'est imposée à partir de la mascotte. Je rappelle l'enfer de façon très caricaturale… comme la mascotte en fait. L'enfer et le diable sont souvent des questions d'éthique alors il faut que le thème soit rendu accessible et non pas dramatique », explique-t-il.
Parlant d'enfer, Daniel-Vincent admet avoir le feu sacré pour son art. Celui-ci compte à son actif près de vingt expositions solo et une trentaine en groupes, aussi bien en peinture qu’en sculpture. À cela il faut ajouter des projets d'art et d'architecture –une trentaine— pour des clients d'envergure. En 2004, le sculpteur a donné vie à trois totems de 30 à 40 pieds de hauteur pour la résidence du Lac du Moulin de Guy Laliberté à Saint-Bruno. Pour Walt Disney, il a réalisé des sculptures pour le tournage du film Veritas¬ et pour le laboratoire de recherche en dressage MIRA, il a réalisé une murale en trompe-l'œil de quelque 1 000 pieds carrés. « Pour chacun de mes projets, et même pour les commandes, il faut y retrouver l'épanouissement de l'être », de conclure le sculpteur.