Pierre Bellemare: 30 ans de journalisme

Geneviève Blais infolanaudiere@tc.tc Publié le 23 mai 2010

Habituellement, il prend les photos, mais lors de la dernière rencontre de la Chambre de commerce Berthier/D'Autray, c'est lui qui est monté sur la scène. Pierre Bellemare fête cette année 30 ans de journalisme et il s'amuse autant qu'à ses débuts.

«Je me plais à faire ce métier. C'est l'école de la vie. Il n'y aucun cégep, aucune université qui peut te donner les informations que tu acquières dans ce travail, car tu es appelé à être au fait d'une multitude d'éléments. Ça ouvre les horizons», dit-il.

M. Bellemare a fait son entrée dans le monde des médias par la porte du sport. Il a été approché par un responsable de la station de radio CHLN de Trois-Rivières alors qu'il s'occupait d'une ligue de hockey. De fil en aiguille, il a été appelé à couvrir les nouvelles générales du comté de Maskinongé.

En 1980, la publication qui desservait (et dessert toujours) le secteur, l'Écho de Maskinongé, lui a offert un poste à temps plein, poste qu'il n'a pu refuser. Le journaliste n'a jamais quitté le monde de l'écrit depuis. Mais il a bougé un peu. «Comme je suis originaire de Saint-Viateur, près de Saint-Cuthbert, et que je connaissais bien le territoire, j'ai commencé à couvrir la MRC D'Autray, en remplacement d'Alain Bellehumeur», mentionne Pierre Bellemare.

Puis, à la suite d'une restructuration, il a été affecté en permanence à cette région, ce coin de pays qu'il se fait un devoir d'informer, encore aujourd'hui. «J'ai du plaisir à faire la job», assure-t-il.

Un hommage bien mérité

Une plaque et un bouquet de fleurs ont été remis au journaliste afin de souligner ses 30 ans de carrière. Ce dernier s'est montré très touché par cette reconnaissance. «Ça fait chaud au cœur de voir que je me retrouve parmi les "plaqués"», dit-il.

Quelques anecdotes

Au cours des 30 dernières années, M. Bellemare a assisté et décrit différents événements. Parmi ceux qui l'ont le plus marqué, on retrouve la tornade qui a dévasté, le 27 août 1991, la municipalité de Maskinongé. «Je sortais d'une conférence de presse quand quelqu'un m'a dit qu'il n'y avait plus de village à Maskinongé. Environ 60 minutes après le sinistre, j'étais sur le terrain. Les maisons s'étaient envolées comme un château de cartes, les gens avaient tout perdu, ils ne savaient pas quoi faire, se rappelle-t-il. Cette journée-là, j'ai recueilli des informations jusqu'à environ 23h. J'ai quitté, car la pile de ma caméra était à plat.»

Autre événement marquant: le septuagénaire qui a été retrouvé mort chez lui après plus d'un an, à Sainte-Geneviève-de-Berthier. «Une employée de la MRC D'Autray qui attendait une réponse de sa part depuis 12 à 18 mois est allée voir. Elle n'a pas pu entrer, mais elle a vu l'homme dans son lit. Son corps était momifié.» <@CP>Photo Geneviève Blais

Pierre Bellemare: 30 ans de journalisme

Geneviève Blais infolanaudiere@tc.tc Publié le 23 mai 2010

Habituellement, il prend les photos, mais lors de la dernière rencontre de la Chambre de commerce Berthier/D'Autray, c'est lui qui est monté sur la scène. Pierre Bellemare fête cette année 30 ans de journalisme et il s'amuse autant qu'à ses débuts.

«Je me plais à faire ce métier. C'est l'école de la vie. Il n'y aucun cégep, aucune université qui peut te donner les informations que tu acquières dans ce travail, car tu es appelé à être au fait d'une multitude d'éléments. Ça ouvre les horizons», dit-il.

M. Bellemare a fait son entrée dans le monde des médias par la porte du sport. Il a été approché par un responsable de la station de radio CHLN de Trois-Rivières alors qu'il s'occupait d'une ligue de hockey. De fil en aiguille, il a été appelé à couvrir les nouvelles générales du comté de Maskinongé.

En 1980, la publication qui desservait (et dessert toujours) le secteur, l'Écho de Maskinongé, lui a offert un poste à temps plein, poste qu'il n'a pu refuser. Le journaliste n'a jamais quitté le monde de l'écrit depuis. Mais il a bougé un peu. «Comme je suis originaire de Saint-Viateur, près de Saint-Cuthbert, et que je connaissais bien le territoire, j'ai commencé à couvrir la MRC D'Autray, en remplacement d'Alain Bellehumeur», mentionne Pierre Bellemare.

Puis, à la suite d'une restructuration, il a été affecté en permanence à cette région, ce coin de pays qu'il se fait un devoir d'informer, encore aujourd'hui. «J'ai du plaisir à faire la job», assure-t-il.

Un hommage bien mérité

Une plaque et un bouquet de fleurs ont été remis au journaliste afin de souligner ses 30 ans de carrière. Ce dernier s'est montré très touché par cette reconnaissance. «Ça fait chaud au cœur de voir que je me retrouve parmi les "plaqués"», dit-il.

Quelques anecdotes

Au cours des 30 dernières années, M. Bellemare a assisté et décrit différents événements. Parmi ceux qui l'ont le plus marqué, on retrouve la tornade qui a dévasté, le 27 août 1991, la municipalité de Maskinongé. «Je sortais d'une conférence de presse quand quelqu'un m'a dit qu'il n'y avait plus de village à Maskinongé. Environ 60 minutes après le sinistre, j'étais sur le terrain. Les maisons s'étaient envolées comme un château de cartes, les gens avaient tout perdu, ils ne savaient pas quoi faire, se rappelle-t-il. Cette journée-là, j'ai recueilli des informations jusqu'à environ 23h. J'ai quitté, car la pile de ma caméra était à plat.»

Autre événement marquant: le septuagénaire qui a été retrouvé mort chez lui après plus d'un an, à Sainte-Geneviève-de-Berthier. «Une employée de la MRC D'Autray qui attendait une réponse de sa part depuis 12 à 18 mois est allée voir. Elle n'a pas pu entrer, mais elle a vu l'homme dans son lit. Son corps était momifié.» <@CP>Photo Geneviève Blais

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