La dyslexie, véritable poison au quotidien

La clinique de lecture et d’écriture de Repentigny pour la réussite scolaire

Marie-Pierre Gervais marie-pierre.gervais@tc.tc
Publié le 26 avril 2012
Émilie Verbinnen, clinicienne et Alexia Donato, qui est suivie à la Clinique de lecture et d’écriture de Repentigny depuis plus d’un an.
Stéphane Grégoire

Chaque année, la Clinique de lecture et d’écriture lance un concours à travers ses sept cliniques, dont celle de Repentigny, pour favoriser la réussite scolaire. Cette année, la récipiendaire du concours est une enseignante-ressource de l’école Georges-Vanier à Montréal, Julie Daudelin, pour son élève Caroline Lachapelle. La remise du chèque a eu lieu le 20 avril dernier à Montréal.

Lors de l’événement, la clinique de lecture et d’écriture en collaboration avec Amir Khadir, député de Mercier et porte-parole de Québec solidaire, ont accueilli le sénateur Jacques Demers, le Dr Fernand Couillard, psychiatre et Janette qui se sont entretenu sur la dyslexie.

La Clinique de Repentigny

La première clinique de lecture et d’écriture a été établie en 1988 à Trois-Rivières. Depuis près de deux ans, Repentigny a sa propre clinique. « Notre méthode de travail est axée sur la communication signifiante. C'est-à-dire que notre point de départ se situe dans les champs d’intérêt du jeune pour établir le thème des activités d’apprentissage », précise Émilie Verbinnen, clinicienne spécialisée en évaluation et enseignement de la lecture et de l’écriture. Les apprentissages touchent les quatre aspects du langage, soit la lecture, l’écriture, l’écoute et la verbalisation.

Le but des ateliers de la Clinique de lecture et d’écriture est de replacer le jeune dans son cheminement scolaire. « Les jeunes fréquentent nos ateliers pour vivre la réussite scolaire, et parfois pour éviter un redoublement ou un cheminement particulier », précise Mme Verbinnen. Une évaluation est faite en premier lieu et le parent est ensuite guidé selon les résultats. « Nous établissons un lien avec l’école afin de mettre en place des ressources pour l’élève. Il arrive parfois qu’on demande de consacrer des heures supplémentaires à l’élève pour les examens ou qu’il puisse obtenir les lectures à l’avance afin d’aider l’élève en difficulté d’apprentissage », explique la clinicienne.

Les suivis peuvent se faire sous la forme de jumelage individuel ou en sous-groupe. « L’avantage du jumelage en sous-groupe, précise Mme Verbinnen, c’est que ça permet l’interaction entre les jeunes. Ils peuvent verbaliser, argumenter et se justifier entre eux. » Il y a aussi un volet d’outillage pour le parent pour accompagner son jeune et le volet-conférence, dans les écoles ou groupes de parents.

Selon elle, la réussite scolaire passe nécessairement par le goût de la lecture. « Tout part de là. Si on a de la difficulté à lire, on aura de la misère à résoudre nos problèmes d’algèbre, et à comprendre la matière enseignée dans n’importe quel cours. La lecture, c’est la base », lance-t-elle.

La clinique de lecture et d’écriture de Repentigny est ouverte durant la saison estivale. Pour renseignements : www.cliniquedelecture.com.