Julien Clerc renouera avec son public québécois dès cet été

Trois arrêts prévus dans Lanaudière


Publié le 15 mars 2017

Julien Clerc entamera une tournée à travers plusieurs villes québécoises dès le mois de juin prochain.

©gracieuseté - Barbara D'Alessandri

TOURNÉE. Julien Clerc l'admet: il n'a pas mis les pieds au Québec à l'occasion d'une tournée depuis bien longtemps. Mais le chanteur français à qui l'on doit Travailler c'est trop dur, Cœur de rocker et Ma préférence se reprendra dès cet été alors qu'il sillonnera la belle province pour finalement s'arrêter à L'Assomption, le 29 septembre.

Comme un enfant la veille de Noël, le grand de la chanson française s'emballe pour ce long voyage qui l'emmènera dans près de 19 villes québécoises en juin, septembre et octobre prochains. « Il y a des endroits où je ne suis encore jamais allé », lance-t-il la voix tout sourire à l'autre bout du fil.

J'ai été dressé à faire de longues tournées et je suis habitué à toujours partir sur la route Julien Clerc

C'est dans une formule intimiste au piano et accompagné par son claviériste que le véritable monument de la chanson française livrera ses plus grands succès ainsi que quelques chansons tirées de ses plus récents albums.

Celui qui fêtera ses 50 ans de carrière en 2018 a encore le cœur au spectacle et à la découverte. « J'ai été dressé à faire de longues tournées et je suis habitué à toujours partir sur la route », partage-t-il, comme une évidence.

« Un chanteur, c'est fait pour chanter », ajoute-t-il au passage.

Si les années ont passé à la vitesse de l'éclair pour Julien Clerc, qui enregistrait son premier 45 tours en 1968 avant de monter sur les planches de l'Olympia l'année suivante, l'artiste peut aujourd'hui contempler le chemin parcouru.

« Jamais je n'aurais pensé tenir tout ce temps. J'espérais, mais je n'étais pas sûr de parvenir à rester créatif et à apporter des choses nouvelles», confie celui qui a travaillé avec de nombreux auteurs tout au long de sa carrière.

« Toute ma vie, j'ai cherché de bons textes », dira-t-il un brin nostalgique.

Un milieu en transformation

Il y a d'ailleurs un auteur qui l'a marqué en particulier. « Étienne Roda-Gil était un personnage atypique, plus poète qu'écrivain et il a mis la barre haute », raconte-t-il en parlant de celui avec qui il a travaillé durant ses premières années dans le milieu de la chanson.

Un milieu qui a subi de grandes transformations au cours des dernières années. «À l'époque, le souci premier des musiciens n'était pas de vendre des disques, mais plutôt de faire ce qui nous plaisait», se souvient le chanteur en ajoutant qu'il a signé son premier contrat de disque pour une période de sept ans.

« Pour ma part, j'ai vu ça comme un gage de confiance. On prenait plus de risque avant, alors qu'aujourd'hui on est plus frileux. »

Avec 23 albums à son actif, près d'un demi-siècle de chansons qui ont marqué l'imaginaire et un nombre incalculable de kilomètres parcourus afin de sillonner les plus grandes scènes, le risque en valait certainement la chandelle.

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