Le bac-ball, un sport à découvrir

Un concept signé par un enseignant de L’Assomption


Publié le 19 mars 2017

Deux petits ballons, un gros ballon, deux équipes et un gymnase; c’est tout ce qui est nécessaire pour jouer au bac-ball.

©Photo TC Media - Stephane Gregoire

SCOLAIRE. Deux petits ballons, un gros ballon, deux équipes et un gymnase; c’est tout ce qui est nécessaire pour jouer au bac-ball. Nouveau ce sport? Pourtant non. À l’école primaire Saint-Louis, à L’Assomption, on y joue depuis longtemps.

Au bac-ball, deux équipes de six joueurs s’affrontent. Chacune d’entre elle dispose d’un petit ballon. Les joueurs doivent lancer le petit ballon sur le gros ballon afin de déplacer ce dernier derrière la ligne des buts de l’équipe adverse, au fond du gymnase, et ainsi faire des points. Le gros ballon en question est le même que celui utilisé au kin-ball.

Ça ne prend pas une habileté particulière pour lancer sur un objet, mais ça prend beaucoup de jugement parce que le ballon bouge et il faut toujours bien se placer André Roy, enseignant en éducation physique à l’école Saint-Louis

C’est l’enseignant en éducation physique de l’école Saint-Louis, André Roy, qui a développé le concept de ce jeu qui allie la coopération et la stratégie. «Ça ne prend pas une habileté particulière pour lancer sur un objet, mais ça prend beaucoup de jugement parce que le ballon bouge et il faut toujours bien se placer», explique l’enseignant.

Cette idée a germé dans la tête de M. Roy il y a plus de 20 ans. «Un moment donné, j’ai remarqué que deux élèves avaient un ballon et qu’ils le lançaient sur un objet. J’ai eu un déclic.»

Le terme «bac-ball» se veut une référence à ces bateaux à fond plat, appelé «bacs». Ces derniers sont utilisés pour faire passer des personnes ou des véhicules d'une rive à l'autre d'un cours d’eau. Tout comme ce type de bateau, le gros ballon se déplace d’un côté à l’autre du gymnase.

L’enseignant André Roy a développé le concept du bac-ball.
Photo TC Media - Stephane Gregoire

Dès la 1ère année

À l’école Saint-Louis, on apprend à jouer au bac-ball dès la première année. Les techniques de jeux et les stratégies évoluent par la suite d’une année à l’autre.

Les élèves apprécient particulièrement ce jeu puisqu’il permet à chacun de trouver sa place dans l’équipe. Par exemple, les jeunes qui sont habiles dans les lancers peuvent jouer à l’attaque et ceux qui le sont moins sont mandatés pour récupérer le ballon, en tant que soutien à l’attaque. «C’est très amusant, souligne Gaétan Fabre (5e année). Ça nous apprend à lancer et à viser sur une cible tout en développant le côté stratégie d’équipe.»

D’ailleurs, avant chaque mise au jeu, les enfants sont appelés à se regrouper avec les membres de leur équipe afin d’établir leur positionnement et leur stratégie. «Dans chaque équipe, ceux qui récupèrent les ballons doivent être en mesure de les récupérer rapidement pour permettre aux attaquants de les lancer sur la cible et ainsi faire des points», explique Raphaël Lemieux (5e année).

Depuis les dernières années, le bac-ball roule sa bosse dans différentes écoles et institutions scolaires. «J’ai présenté le jeu à d’autres enseignants de la commission scolaire, dont certain qui l’ont repris dans leur école. J’ai également eu des stagiaires qui ont proposé le concept à l’Université du Québec à Trois-Rivières», termine l’enseignant en éducation physique.

Les joueurs doivent lancer le petit ballon sur le gros ballon afin de déplacer ce dernier derrière la ligne des buts de l’équipe adverse.

©Photo TC Media - Stephane Gregoire

Les élèves apprécient particulièrement ce jeu puisqu’il permet à chacun de trouver sa place dans l’équipe.

©Photo TC Media - Stephane Gregoire