Fabrication d’armes à feu | Un homme arrêté à Repentigny

  • Publié le 17 févr. 2026 (Mis à jour le 17 févr. 2026)
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(Photo archives)
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Une opération des policiers de l’Équipe intégrée de lutte au trafic d’armes (EILTA) a mené à l’arrestation d’un homme de 22 ans, ce matin, 17 février, à Repentigny. L’individu en question a été appréhendé pour de présumés crimes en lien avec la fabrication artisanale d’armes à feu.  

C’est une enquête initiée en janvier 2026, à la suite d’un signalement des autorités britanniques pour un Canadien opérant dans la fabrication privée d’arme à feu, qui a mené à l’opération en question.

L’enquête a dirigé les enquêteurs vers un appartement de la rue Lévesque, à Repentigny, où une perquisition a été réalisée le 17 février. L’homme arrêté dans le cadre de cette opération devait comparaître cet après-midi au Palais de justice de Joliette.

Sur les lieux de la perquisition, une arme à feu chargée, imprimée en 3D, une imprimante 3D ainsi que des dispositifs prohibés ont été saisis.

 

Renforcer la lutte aux armes dites fantômes

 

Notons que l’adoption du projet de loi C-21 par le gouvernement canadien en décembre 2023 est venue préciser des mesures pour la lutte contre les armes fantômes, telles que les armes fabriquées par le biais d’une imprimante 3D, dans les efforts de réduction de la criminalité armée.

Le texte de loi prévoit notamment qu’il soit « désormais interdit de posséder ou de distribuer des données informatiques destinées à être utilisées dans une imprimante 3D ou tout autre système dans le but de fabriquer ou de faire le trafic illégal d’une arme à feu ou d’un dispositif prohibé ».

De plus, « les pièces d’armes à feu sont maintenant définies dans le Code criminel comme étant les canons d’armes à feu et les culasses de pistolets ». Depuis le 1er septembre 2024, ce type de pièces « ne peut être transféré ou importé que par une personne titulaire d’un permis d’armes à feu valide ».

À l’échelle provinciale, la Stratégie québécoise de lutte contre la violence armée : CENTAURE existe depuis 2021. Son mandat en est un de prévention, de répression, et de développement des connaissances et des compétences en matière de violence armée.

Ses équipes d’intervention spécialisée s’intéressent depuis quelques années aux armes fantômes. En 2023, une opération pancanadienne en matière de trafic et de fabrication artisanale d’armes à feu a d’ailleurs été menée dans le cadre de la Stratégie CENTAURE.

Sur une période d’un an, cette opération a permis à l’EILTA de saisir 440 armes à feu, dont 71 armes de poing imprimées en 3D; 2 armes longues imprimées en 3D; 52 imprimantes 3D; 32 chargeurs imprimés en 3D; et 87 silencieux, dont 63 imprimés en 3D.

Treize arrestations avaient été effectuées dans le cadre de cette vaste opération, dont trois dans la région, à Repentigny, Berthierville et Saint-Calixte. Cette nouvelle intervention s’ajoute au bilan en la matière dans Lanaudière.

 

 

À propos de l’opération

L’Équipe intégrée de lutte au trafic d’armes est composée de membres de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada, du Service de police de la Ville de Montréal, ainsi que de l’Agence des services frontaliers du Canada. Dans la présente intervention, l’Équipe a été assistée du Service de police de la Ville de Repentigny et du Centre québécois de dépistage des armes à feu.

 

Toute information en lien avec la possession, le trafic ou l’utilisation d’armes à feu peut être communiquée à la ligne d’information CENTAURE, responsable de la lutte à la violence armée au Québec, au 1-833-888-ARME (2763).

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