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Electrolux: la Ville cherche des indices de contaminants


Publié le 15 mai 2018

Une dizaine de forages dans la nappe phréatique pour échantillonner l'eau autour de l'ancienne usine étaient effectués le mardi matin 15 mai.

©Photo Hebdo Rive Nord - Christian Richard

La Ville de L'Assomption aurait des raisons de croire que le sol et peut-être même l'eau sous l'ancienne usine Electrolux de L'Assomption sont contaminés, c'est pourquoi elle a entamé des procédures d'analyses en périphérie.

En marge du procès intenté par Electrolux contre la Ville de L'Assomption qui refuse d'émettre un permis de démolition de l'usine sans projet de remplacement, la Ville a décidé d'aller vérifier l'état du sol et de la nappe phréatique en bordure de l'usine.

Depuis la semaine dernière, des équipes s'affairent à échantillonner de la terre et maintenant l'eau en profondeur au pourtour de l'usine, à proximité de l'école secondaire Paul-Arseneault notamment.

«On a du ouï-dire et certains historiques à l'effet qu'il y aurait de possibles contaminants, alors on veut vérifier ces informations. S'il s'avère qu'on en trouve, alors on va demander de l'aide au ministère de l'Environnement, qui par décret, aurait le pouvoir d'aller expertiser directement sur le site», explique le maire Sébastien Nadeau.

On parle notamment de possible présence de BPC ou encore de certains métaux en concentration qui dépasserait la norme environnementale. Des analyses de phase 1 et 2 sont en cours et les résultats d'analyse devraient être connus d'ici quelques semaines.

Enjeu économique

En séance municipale, le maire Sébastien Nadeau est revenu sur l'importance que revêt ce dossier pour la Ville. «Ce dossier a assez dormi, il est temps de s'activer et on veut mettre l'éclairage sur ce qui se passe ici. On veut aussi mettre de la pression sur Electrolux afin qu'ils reviennent à la table pour discuter d'un projet porteur pour ce terrain de 1 million de pieds carrés. Nous ce que l'on dit c'est mettons des dollars en développement plutôt qu'en frais judiciaires».