Les pêcheurs sportifs réclament l'accès au fleuve à un prix raisonnable

Pierre Chartier pierre.chartier.a@tc.tc
Publié le 4 juillet 2015

REVENDICATIONS. Plus de 80 membres de l'Association des pêcheurs sportifs du Québec (APSQ) se sont réunis dans le stationnement d'un commerce du boulevard Brien à Repentigny, le samedi 4 juillet, pour démontrer leur insatisfaction devant ce qu'ils qualifient d'exorbitant, soit les prix pour mettre leur embarcation à l'eau afin de profiter de quelques heures de plaisir sur le fleuve Saint-Laurent.

Réunis pour le départ d'une courte manifestation, mais bruyante, qui les a amenés de Repentigny à Pointe-aux-Trembles, les propriétaires d'embarcations trouvent la pilule dure à avaler et dénoncent la façon dont les municipalités gèrent le dossier des rampes de mise à l'eau.

Soulignons qu'une des premières municipalités à avoir imposé un tarif fixe annuel pour les non-résidents a été Varennes avec un coût de 600 $ pour l'année. Repentigny et l'arrondissement de Pointe-aux-Trembles ont décidé d'en faire autant en 2015 avec des frais fixes de 500 $ pour l'année.

Des travaux à gérer

Quand on mentionne au président de l'APSQ, Stéphan Bourgeois, que ce sont les citoyens de Repentigny qui défraient l'entretien de la rampe de mise à l'eau au parc Saint-Laurent, à même leurs taxes municipales et, qui plus est, que la municipalité s'est vue refiler une facture de près de 2 millions du gouvernement Couillard en décembre dernier, n'est-il pas normal que les non-résidents doivent défrayer davantage pour le service de rampe de mise à l'eau, ce dernier répond : « Nous ne sommes pas contre le fait de payer un peu plus cher que les résidents, mais à taux fixe ça devient invivable. Il n'y a pas juste Repentigny qui fait ça, car toutes les municipalités autant dans le sud que dans le nord de Lanaudière vont emboîter le pas avec des tarifs fixes. Les gens ne vont pas payer à quatre endroits différents des tarifs fixes pour mettre leur bateau à l'eau, ça va devenir inabordable pour plusieurs d'entre nous. »

L'accès au fleuve pour tous

Stéphan Bourgeois pense qu'il y a une place pour tout le monde, et qu'il y a aussi de la place pour un tarif équitable. Il donne comme exemple la ville de Lachine qui a trouvé, selon ses propos, une solution raisonnable pour les résidents et les non-résidents : « Cette municipalité charge pour le stationnement et impose le double du tarif régulier, ce qui me semble logique pour tous. C'est certain que nous allons poursuivre nos démarches auprès des élus, tant au niveau municipal que provincial, pour que chacun puisse avoir accès au cours d'eau. »

M. Bourgeois promet d'autres actions au cours de la période estivale.